Dix ans après la fin du numerus clausus, les déserts médicaux persistent en Nouvelle-Aquitaine
Numerus clausus supprimé : déserts médicaux persistent

Dix ans après la suppression du numerus clausus, le nombre de médecins augmente en Nouvelle-Aquitaine. Cependant, cette hausse profite surtout aux départements côtiers, laissant les zones intérieures en proie à des déserts médicaux persistants. Ce constat, bien que décevant, était prévisible, selon une analyse récente.

Un constat prévisible

La plupart des médecins, attachés à leur statut de profession libérale, s'opposent à toute contrainte concernant leur lieu d'installation. Cette situation met en lumière les contradictions d'un système qu'il faudrait repenser, en privilégiant le dialogue et le compromis. En effet, ce sont les cotisations de tous qui financent la prise en charge des soins. Rien ne justifie qu'un cotisant vivant dans une zone excentrée soit privé d'accès aux soins.

Un système à repenser

Il est légitime de s'interroger sur ce que deviendrait le nombre de médecins, leurs perspectives d'emploi et de rémunération, si ce système de protection sociale n'existait pas. À sa création, la Sécurité sociale s'est définie comme « une vaste organisation nationale d'entraide obligatoire ». Elle constitue notre bien commun. Affirmer que ce bien nous oblige tous n'est pas une offense à la profession médicale, qui exerce avec conscience une tâche souvent lourde.

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Face à ces défis, il est crucial d'engager une réflexion collective pour garantir un accès équitable aux soins sur l'ensemble du territoire. Le dialogue entre les professionnels de santé, les pouvoirs publics et les citoyens est essentiel pour trouver des solutions durables et respectueuses de chacun.

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