Football amateur en Occitanie : les adieux de figures emblématiques
Football amateur Occitanie : les adieux de figures

Pour certains joueurs et entraîneurs amateurs d'Occitanie, les dernières semaines de la saison marquent la fin d'un long chapitre. Pour eux, les dimanches ne seront plus jamais les mêmes. Des frissons des montées aux batailles pour le maintien, plusieurs acteurs du football amateur d'Occitanie s'apprêtent à refermer le livre de leur passion, pour ouvrir un nouveau chapitre de leur vie.

Parmi ces figures du football occitan, deux visages incarnent parfaitement ce passage de témoin : l'un a connu les sommets du football national, quand l'autre est resté fidèle au même clocher pendant plus de trois décennies. Deux parcours différents, mais un seul et même amour du ballon rond sur le point de s'arrêter.

Le moment de partir

Pour Pierre Mahieu, le clap de fin résonne comme l'aboutissement d'un long voyage. Après avoir porté le maillot du Canet Roussillon FC à plus de 300 reprises, connu l'exigence de la N2 et de la N3, ainsi que des parcours mémorables en Coupe de France, le défenseur de 35 ans s'apprête à vivre ses derniers frissons sous les couleurs du FC Claira. Avec sérénité, mais aussi une certaine pointe de nostalgie.

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« Cela fait bizarre de se dire que la fin est proche, mais je ressens une grande fierté d'avoir accompli pas mal de choses. Je préfère partir en étant encore en forme plutôt que sur une blessure. Avec Claira, on devrait monter en R2 et peut-être faire le doublé avec la Coupe du Roussillon. Ce sera le moment idéal pour laisser la place aux jeunes », confie le Catalan, pour qui la décision remonte à seulement quelques semaines.

« J'ai beaucoup réfléchi pour savoir ce que je voulais faire. Mais entre le travail et la vie de famille, le football prend énormément de temps, quand on veut rester compétiteur. Et comme je n'ai pas envie d'arrêter sur une mauvaise note ou parce que les lundis deviennent trop compliqués, je préfère stopper maintenant. Je n'ai aucun regret, même celui d'être revenu à un niveau plus bas pour le plaisir. Je vais me tourner vers d'autres projets comme le trail ou le padel, tout en gardant un pied sur le terrain pour accompagner mon fils à Rivesaltes. »

Un peu de nostalgie

Des mots qui résonnent forcément avec ceux de Kévin Bousgarbies. Véritable figure du Baillargues SBV, dont il porte les couleurs depuis plus de trente ans, le gardien héraultais a décidé de tirer sa révérence après une dernière saison contrariée par les pépins physiques.

« C'est un peu particulier comme sensation, j'ai l'impression de quitter une famille. J'aurais aimé que la fin se passe autrement, mais mon corps est en train de craquer un peu, ces derniers temps. Après deux très belles saisons, cette année a été plus difficile. Une opération au coude avant le premier match a cassé mon élan, puis une blessure au genou est venue confirmer que c'était le moment », souffle le portier héraultais.

« J'ai mis ma vie de famille de côté pendant plus de trente ans pour vivre ma passion à fond. Aujourd'hui, il est temps pour moi d'avoir un peu plus de temps pour m'occuper de mes proches et de ma fille. Mais le football fera toujours partie de ma vie. » Lui, comme tant d'autres cet été, continueront de vivre leur passion du ballon rond au bord des terrains. Parce qu'il paraît que quand on aime, c'est pour la vie.

L'après, c'est comment ?

Un an après avoir rangé les gants, Vincent Pappalardo savoure aujourd'hui une vie plus apaisée. « Je m'étais préparé, je savais que c'était ma dernière saison », explique l'ancien gardien de but du FC Sète 34. « Aujourd'hui, les week-ends sont beaucoup plus tranquilles. Avant, j'étais toujours dans la course alors que maintenant, tout est plus calme. J'ai aussi retrouvé le plaisir des choses simples : m'occuper de la famille, le travail et mon engagement de pompier volontaire. »

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