Bal Bridgerton à Yvrac : 200 personnes plongent dans l'époque napoléonienne
Bal Bridgerton à Yvrac : 200 personnes dans l'époque napoléonienne

Le 26 avril 2025, l’association Bal d’antan organisait à Yvrac un week-end dédié à « La Chronique des Bridgerton », où 200 personnes ont joué les nantis de l’époque napoléonienne. Retour sur un événement qui a transporté les participants dans un autre siècle.

Un rêve de petite fille devenu réalité

Bérangère et Anne-Laure sont excitées comme des puces. « Un rêve de petite fille », s’exclame la première dans sa jolie robe bleue surmontée d’un couvre-épaules d’hermine blanche, commandée en ligne. Les deux copines quinquagénaires venues de Mérignac et Pessac se pressent sous la pluie fine de 18 heures, ce samedi 26 avril. L’imposant et classieux château Lafitte d’Yvrac abrite ce samedi un bal « Bridgerton », inspiré des chroniques du même nom, succès littéraire et carton mondial version série télé contant les affres romantiques dans la noblesse anglaise de la Régence au début du XIXe siècle.

Des organisatrices passionnées

De l’autre côté de la Manche à l’époque, Napoléon Ier est toujours aux manettes et c’est en costume de garde impérial qu’Eva Altagman nous accueille. La Fronsadaise de 25 ans est l’une des trois organisatrices de l’événement, fondatrice avec ses amies Marie Colombier et Yana Zarichna de l’association Bal d’antan voilà trois ans. « Nous sommes toutes passionnées de danse historique, et moi d’uniformes militaires en plus ! » sourit Eva Altagman qui remet avec une bénévole les carnets de bal aux arrivants. Y est consigné le programme des danses de la soirée avec en face, le nom des partenaires à inscrire, comme dans le temps.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un voyage dans le temps

On entre dans la salle Floréal Laguens, 750 mètres carrés de pierre, bois et tonneaux et on voyage dans le temps, ridicule en jean et sweat anachroniques. Un téléphone coincé dans un décolleté, des tatouages maoris sous la crinoline nous rappellent que nous sommes en 2025. « Nous arrivons d’Erdeven, près de Carnac », renseigne Christian Decanter, ancien commandant de marine aujourd’hui riche bourgeois de l’Empire. À son bras, Charlotte Laurent et sa robe aux couleurs fantasques font briller les yeux. « Je me suis mise à la couture par passion pour ces soirées costumées, de la Renaissance aux années 1900, que nous pratiquons depuis dix ans dans toute la France », dit la Bretonne qui retrouve ce soir des amis de Tarascon. Dans son dressing, une trentaine de tenues maison. La semaine dernière, c’était soirée « Outlander », inspirée d’une autre série Netflix.

Un week-end complet

Le couple a investi comme tout le monde entre 95 et 125 euros par personne pour ce week-end Bridgerton, du petit-déjeuner du samedi matin au marché artisanal du dimanche en passant par les trois heures de cours de danse, le pique-nique et surtout la soirée de bal avec repas dans les 250 mètres carrés de la salle Fleur du Val. La Pessacaise Laura Filleau, 28 ans, a repéré l’événement sur les réseaux, son compagnon Camilo Rocher, queue-de-pie qui en jette, lui a emboîté le pas : « Ça fait rêver », disent-ils en chœur, eux qui sont plutôt course à pied côté loisirs.

Lady Straite et sa bande

« L’objectif est de faire découvrir le monde de la reconstitution sans contingences strictes et dans la bonne humeur », résume Eva Altagman qui chemine entre les 200 personnes qui ont fait afficher complet l’événement il y a déjà plusieurs semaines. « On oublie, on joue et on danse », synthétise à sa façon Christine de Monteynard, infirmière de Brive venue avec sa pétulante amie Sylvie Merle… et sa mère toulousaine Jacqueline, aux 82 ans triomphants. Leurs noms de princesse ce soir ? Lady Ssipée, Lady Straite et Lady Nosaure. Il est 20 heures, le champagne est dans les coupes, et les premières danses, révisées ou apprises le matin sous la houlette de Yana, vont commencer.

Un bilan enchanté

Dimanche matin, Bérangère tire le bilan : « Une soirée incroyable, de la bienveillance, des tenues fantastiques, de la bonne humeur et danser sous la baguette de cette magique chorégraphe bien après le couvre-feu prévu ! Une expérience à vivre une fois dans sa vie. » Ce samedi matin, le week-end a commencé avec trois heures de cours de danse d’époque.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale