Le président argentin Javier Milei affiche un soutien sans faille à Israël contre l'Iran
Lors d'une visite officielle à Jérusalem ce dimanche, le président argentin Javier Milei a prononcé des déclarations fortes concernant les relations internationales et la lutte contre le terrorisme. Dans un communiqué conjoint avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, il a estimé que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran était « la bonne chose à faire ».
Un soutien fondé sur une souffrance commune
« Nous avons exprimé notre soutien ferme aux États-Unis et Israël dans leur guerre contre le terrorisme et contre le régime iranien, non seulement parce que c'est la bonne chose à faire, mais parce que nos pays sont des frères dans la souffrance », a déclaré Javier Milei. Cette prise de position intervient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre Israël et l'Iran, ajoutant une dimension diplomatique complexe à ses propos.
L'Argentine victime d'attentats attribués à l'Iran
Le chef d'État argentin a rappelé les douloureux événements des années 1990, affirmant : « L'Argentine a été victime d'attaques terroristes lâches au début des années 1990, toutes deux orchestrées par la République islamique d'Iran ». Il fait référence à deux attentats majeurs :
- L'attaque contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires en 1992, attribuée au mouvement pro-iranien Hezbollah.
- L'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA) en 1994, dont la planification est imputée à l'Iran par la justice argentine.
Ces actes terroristes restent impunis à ce jour, et Javier Milei a souligné : « À ce jour, nous continuons d'exiger que justice soit rendue », montrant ainsi la persistance des revendications argentines.
Renforcement des relations bilatérales et mesures symboliques
Benyamin Netanyahou a salué la « clarté morale » de son homologue argentin, qui se positionne clairement aux côtés d'Israël et du peuple juif, tout en s'opposant aux « calomnies antisémites ». Cette visite, la troisième depuis l'arrivée au pouvoir de Javier Milei en décembre 2023, a été l'occasion de signer des accords visant à renforcer les relations bilatérales.
Parmi les mesures annoncées :
- L'instauration d'une liaison aérienne entre Buenos Aires et Tel-Aviv à partir de novembre, facilitant les échanges commerciaux et touristiques.
- La volonté affirmée de Javier Milei de transférer l'ambassade argentine à Jérusalem, suivant l'exemple de l'ancien président américain Donald Trump en 2018. Il considère cette décision comme « nécessaire, mais surtout juste », bien que le statut de Jérusalem reste l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien, la majorité des pays ayant leur ambassade à Tel-Aviv.
Contexte politique et actions récentes
Sous le gouvernement de Javier Milei, l'Argentine a pris des mesures significatives en désignant les Gardiens de la révolution iraniens et la Force Al-Qods, l'un de ses bras opérationnels, comme organisations « terroristes ». Cette démarche s'inscrit dans une politique étrangère plus alignée sur les intérêts des États-Unis et d'Israël, marquant un tournant par rapport aux positions antérieures de l'Argentine.
Les déclarations de Javier Milei à Jérusalem reflètent ainsi une stratégie diplomatique audacieuse, mêlant soutien militaire, revendications historiques et renforcement des alliances, tout en naviguant dans un paysage géopolitique volatile au Moyen-Orient.



