Le cirque comme outil de résistance aux violences
Durant une semaine, l'école de cirque Turbul a transformé le square et jardin Paul-Tondut, à l'initiative de la Maison Départementale de l'Enfant et des Familles et de la crèche multi-accueil La Mosaïque, gérées par l'association Samuel-Vincent. Les circassiens ont initié les enfants et les adolescents aux différentes disciplines du cirque, avec un succès retentissant.
Un projet collectif et inclusif
Nicolas Quillé, directeur du Pôle dédié, a souligné les multiples avantages de ce projet : "un lieu favorable et sécurisé, des artistes et animateurs compétents". Les enfants, dès le plus jeune âge, ont exploré une grande variété d'exercices physiques du monde circassien, apprenant à découvrir leurs capacités, acquérir confiance en eux et respecter les règles. En prime, ils ont assisté à des spectacles magiques durant plusieurs jours.
La forte participation des quartiers Est et le très bon comportement des enfants témoignent de la réussite de l'objectif : garantir un accès partagé à la culture et à des univers différents, en investissant les espaces publics comme une forme de résistance aux violences.
Un soutien financier et institutionnel
Ce travail collectif, soutenu par les partenaires financiers, a été salué par Yasmine Fontaine, déléguée du préfet, accompagnée d'une stagiaire, qui se sont dites très marquées par l'enthousiasme des enfants : "On ne regrette pas que l'État ait financé cette action !"
Pierre Chartier, directeur de l'école du cirque, a expliqué : "Toute la semaine, en s'inscrivant dans le cadre de la politique de la ville et de l'Éducation Populaire, on a fait de la médiation sociale et culturelle. Nous allons vers les publics, sans a priori. On observe qu'enfants et adolescents, soutenus par les parents, se montrent heureux de leur réussite après les efforts, sans se poser la question des différences."
Des témoignages élogieux
Samia, une maman entourée d'amies et voisines, a confirmé : "Quand je regarde mon fils, je m'aperçois qu'il oublie sa tablette et fatigué le soir, il oublie même qu'elle existe. On remercie l'école du cirque et l'association Samuel-Vincent."
Tiphaine et Hanan, coordinatrices d'associations, se sont exclamées : "Que du plaisir au travail, malgré la fatigue, le jeu en vaut la peine. Il serait bon d'instituer ce rendez-vous."



