Concours d'épouvantails poétiques aux Jardins partagés des Ménonnières
Concours d'épouvantails aux Jardins des Ménonnières

L'association les Jardins partagés des Ménonnières organise un week-end festif les 23 et 24 mai, avec un concours d'épouvantails poétiques. Cet événement vise à mettre en lumière leur projet de renaturation et de culture biologique sur d'anciennes friches agricoles.

Un projet de renaturation

La petite équipe de passionnés qui gère ces potagers souhaite faire découvrir au public son projet de renaturation de ce coin de la commune, autrefois constitué de terres agricoles. Tous ont allié leurs forces pour redonner vie à ces parcelles tombées en désuétude en raison de faibles rendements.

Michel Lacotte, le président de ces jardins partagés, raconte la genèse du projet : « La précédente municipalité nous avait suivis car ces parcelles retournaient à l'état sauvage par défaut d'exploitation. Dans la lutte engagée contre les friches agricoles, c'était pour les élus une opportunité de voir réoccupées ces zones abandonnées, afin d'éviter les risques de prolifération de certaines espèces qualifiées de nuisibles et d'incendie du fait du réchauffement climatique et des épisodes de sécheresse que cela implique. »

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Une collecte de sart en 2027

Pour recréer un biotope, les membres ont commencé par planter des arbres d'essences locales pour faire revenir naturellement les oiseaux, de moins en moins présents même dans les campagnes, afin qu'ils viennent chercher pitance parmi les insectes attirés par les cultures. Tous ont la volonté de cultiver ces parcelles de façon biologique et de reprendre à leur compte certaines techniques bien connues des anciens.

C'est ainsi qu'en 2027, ils ont l'intention d'organiser une collecte de sart pour amender les sols de façon traditionnelle. En effet, jadis à Oléron, après une maline ou un coup de vent, les jardiniers se rendaient sur la côte pour collecter cette fameuse manne de la nature. Autrefois, les anciens prélevaient également les étoiles de mer, mais si cela est désormais interdit au nom de la protection de l'espèce, la collecte du sart, constitué de débris d'algues amassés à la côte, est encore possible avec l'accompagnement approprié.

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