Nicolas Sarkozy échappe au bracelet électronique pour l'affaire Bygmalion
Sarkozy échappe au bracelet électronique dans l'affaire Bygmalion

Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a obtenu l'aménagement de sa peine de six mois d'emprisonnement ferme dans l'affaire Bygmalion, lui permettant d'échapper au port d'un bracelet électronique. Cette information, confirmée mercredi par une source judiciaire, a été révélée par RTL.

Une décision du juge d'application des peines

Mardi, un juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Paris a accédé à la demande de l'ex-président pour une libération conditionnelle. Cette mesure concerne le port du bracelet électronique, en raison notamment de son âge. Nicolas Sarkozy a fêté ses 71 ans en janvier.

L'ancien locataire de l'Élysée (2007-2012) avait d'abord essuyé un revers début mars lorsque le tribunal correctionnel avait refusé la confusion de cette peine avec celle du dossier Bismuth. Définitivement condamné dans ces deux affaires, l'ancien président avait déjà été astreint à porter un bracelet électronique dans le cadre de la seconde, du 7 février au 12 mai 2025. Il avait déjà demandé et obtenu une libération conditionnelle, à mi-peine.

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Condamnation dans l'affaire Bygmalion

Dans l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.

Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l'aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…), était légèrement inférieure à celle d'un an d'emprisonnement ferme prononcée en première instance, en 2021.

Antécédents judiciaires

Cette affaire est devenue la deuxième mention au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des écoutes, également appelée Bismuth, définitive depuis décembre 2024.

Nicolas Sarkozy comparaît en outre depuis le 16 mars devant la cour d'appel de Paris pour le supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ex-président a été condamné à cinq ans de prison ferme en première instance pour association de malfaiteurs et a effectué environ trois semaines de détention.

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