Comment éliminer socialement un individu de l'Antiquité à nos jours
Élimination sociale : de l'Antiquité aux réseaux sociaux

Comment tuer socialement un homme

De l'Antiquité à la Révolution et des régimes totalitaires aux réseaux sociaux, on assiste à une extension du domaine de la mise à mort sociale. Par Marion Cocquet et François-Guillaume Lorrain. Publié le 29/09/2020 à 10h00, mis à jour le 29/09/2020 à 10h37.

Un discours de Lénine, le leader de la révolution russe, le 5 mai 1920, à Moscou. Alors que ses camarades Kamenev et Trotski sont présents à son côté (sur l'escalier menant à la tribune à droite) sur la photo originale, ils disparaissent, après leur disgrâce politique sous Staline, des archives officielles soviétiques. RIA-NOVOSTI / AFP.

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L'ostracisme, pratique antique consistant à bannir un citoyen par vote, trouve des échos modernes dans les mécanismes d'exclusion sociale. De la Révolution française, avec les listes de proscription, aux purges staliniennes, en passant par les procès-spectacles, la mise à mort sociale a toujours été une arme politique redoutable.

Aujourd'hui, les réseaux sociaux amplifient ce phénomène. Le lynchage numérique, le cancel culture ou la diffamation en ligne peuvent détruire une réputation en quelques heures. La vitesse de propagation et l'absence de procédure judiciaire rendent ces attaques particulièrement violentes.

L'article explore comment, à travers les siècles, les sociétés ont développé des techniques pour anéantir socialement un individu, souvent sans effusion de sang mais avec une efficacité redoutable. De l'Antiquité à l'ère numérique, la mise à mort sociale reste une constante de l'histoire humaine.

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