Nuit apocalyptique aux urgences de La Rochelle : FO tire la sonnette d'alarme
Urgences de La Rochelle : FO dénonce une situation critique

Ce long week-end de Pentecôte a vu les patients affluer aux urgences de La Rochelle. Le syndicat FO dénonce une situation qui « met en danger à la fois les professionnels et les patients ».

Une nuit « apocalyptique »

« Apocalyptique. » Voilà comment Fabien Bondeux, représentant du personnel pour le syndicat Force ouvrière (FO), décrit la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai aux urgences de l’hôpital de La Rochelle. Selon lui, dimanche matin, le service était en « saturation totale » avec 27 personnes en attente ; une dame avait notamment passé 18 heures dans le service. Ce lundi matin, la situation était moins critique, avec 17 personnes en attente à 11 heures.

Un appel à des mesures immédiates

Dans un communiqué publié dimanche, Force ouvrière déplorait une situation qui « met en danger à la fois les professionnels et les patients », demandant « des mesures immédiates », comme des renforts en personnel et une réorganisation temporaire.

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Les causes de la saturation

En cause, évidemment, ce long week-end de Pentecôte où l’afflux de touristes est important, ainsi que les grosses chaleurs. Mais aussi un problème de sous-effectif selon FO, qui pointe un manque d’anticipation de la direction. « Ce week-end de trois jours, il n’est pas nouveau. Ce qu’on aurait voulu, c’est que la direction anticipe au moins une semaine à l’avance, voire plus. »

« Trop tard »

Du côté de la direction, si l’on confirme un week-end « tendu », on réfute l’impréparation. « Les choses avaient été anticipées parce qu’il y avait des renforts qui étaient déjà actés pour ce week-end », indique Fabien Chabanas. Administrateur de garde pour le week-end, il évoque aussi le recours aux heures supplémentaires validé vendredi et qui a permis le retour d’une infirmière dans la nuit de dimanche à lundi. Un recours intervenu « trop tard » pour Fabien Bondeux, à la veille de ce long week-end où les personnels disposés à revenir sont de fait moins nombreux.

Pour ne rien arranger, dimanche, un médecin a dû quitter son poste quelques heures pour aller donner un coup de main à Royan, où les malaises se sont multipliés durant le marathon à cause des fortes chaleurs. Pour répondre à ce genre de situation, le syndicat souhaiterait que la direction fasse ponctuellement appel à l’intérim. « Mais ils ne le font jamais, explique Fabien Bondeux. C’est un choix, parce que ça coûte cher. »

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