Fusillade à Alès : une famille frôle la tragédie dans son salon
Fusillade à Alès : une famille frôle la tragédie

Une fusillade a secoué le quartier des Prés Saint-Jean à Alès, lundi soir, vers 20 h 45. Une balle de 9 mm a traversé la fenêtre d’un appartement familial, manquant de peu la mère de famille. Shéhérazade, sa fille, témoigne : « Normalement, ma maman est assise là où je suis. C’est sa place. Si elle avait été attablée, elle aurait pu être touchée. »

Des tirs qui auraient pu être fatals

Ce lundi soir, des détonations retentissent sur le parking entre les rues Molière et le quai du 8 mai 1945. La mère, qui préparait des gâteaux pour l’Aïd, raconte : « Au début j’ai cru que c’était des feux d’artifice. Mais le bruit se répétait, j’ai compris que ce n’était pas des pétards. D’un coup, un grand bruit. La vitre s’est cassée. J’ai compris que c’étaient des tirs. »

La balle, de gros calibre, a traversé le double vitrage, laissant un impact de près de 4 cm de diamètre à environ un mètre du sol. Le projectile a traversé le salon, frappé un mur, puis un autre, avant de finir sa course sur le canapé. Il a été remis aux enquêteurs de la police scientifique.

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Un quartier qui se dégrade

Outre l’appartement, plusieurs voitures ont été endommagées. Trois personnes ont déposé plainte au commissariat. Shéhérazade exprime sa colère : « Ma sœur est en 4e année de médecine, j’ai une activité professionnelle prenante. Maman est là depuis 16 ans. On a vu le quartier se dégrader, les trafics se développer sans réaction. Aujourd’hui, c’est l’enfer. On n’est plus en sécurité chez nous. »

La famille a demandé un relogement d’urgence auprès des Logis cévenols, mais déplore un manque d’écoute. Le directeur général de l’organisme affirme que « la situation est prise en compte avec célérité pour trouver une possibilité de relogement. »

Un traumatisme profond

« Si maman s’était approchée de la fenêtre… on ne sait pas ce qui aurait pu se passer. Je préfère ne pas y penser. Recevoir une balle chez soi, dans son salon, c’est traumatisant », confie Shéhérazade. La famille refuse de rester dans ce quartier devenu dangereux et espère une solution rapide.

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