Macron rencontre le pape Léon XIV au Vatican pour un plaidoyer commun pour la paix
Macron et le pape Léon XIV unis pour la paix au Vatican

Une audience papale exceptionnelle consacrée à la paix mondiale

La première visite d'Emmanuel Macron auprès du pape Léon XIV au Vatican a été dominée par le conflit au Moyen-Orient et un plaidoyer partagé pour la paix. Le président français, accompagné de son épouse Brigitte Macron, a été reçu vendredi au palais apostolique pour un entretien en tête-à-tête d'une durée exceptionnelle d'une heure, nettement supérieure aux audiences papales habituelles.

Une invitation officielle pour une visite en France

L'Élysée a confirmé qu'Emmanuel Macron a « relayé l'invitation à Sa Sainteté à se rendre en France », spécifiquement à Paris et au sanctuaire de Lourdes. Cette invitation avait déjà été formulée par l'épiscopat français, mais le calendrier précis reste « à préciser ». Des sources évoquent une visite potentielle vers le mois de septembre, bien qu'aucune confirmation officielle n'ait été apportée.

« Nous portons une même conviction : face aux fractures du monde, l'action pour la paix est un devoir et une exigence. La France œuvrera toujours pour le dialogue, la justice et la fraternité entre les peuples », a déclaré Emmanuel Macron sur la plateforme X à l'issue de leurs discussions.

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Un consensus sur la nécessité du dialogue international

Le Saint-Siège a également publié un communiqué soulignant que les deux dirigeants ont exprimé leur souhait commun que, face aux « conflits dans le monde », « la cohabitation pacifique puisse être rétablie à travers le dialogue et la négociation ». Cette rencontre marque la quatrième audience papale d'Emmanuel Macron au cours de ses deux mandats présidentiels, après les trois accordées par son prédécesseur le pape François, décédé l'année dernière.

Selon l'Élysée, l'objectif principal de cette rencontre était de discuter de « la résolution de la crise au Moyen-Orient », avec une attention particulière portée à la situation au Liban. Ce pays a connu mercredi une journée de frappes israéliennes particulièrement meurtrières, malgré l'accalmie observée sur d'autres fronts du conflit.

Le Liban au cœur des préoccupations communes

« Le Liban fait l'objet d'une attention, une sensibilité particulières du pape et du président », a précisé l'entourage français. Léon XIV s'est rendu au pays du cèdre à l'automne pour son premier déplacement à l'étranger, tandis qu'Emmanuel Macron multiplie les messages pour prôner l'inclusion du front libanais dans le cessez-le-feu de deux semaines conclu mardi soir par les États-Unis avec l'Iran.

Ces derniers jours, les deux dirigeants ont haussé le ton à l'égard de l'ancien président américain Donald Trump. Après l'annonce d'une trêve, ils ont tous deux exhorté à traduire cette accalmie en un règlement diplomatique durable. « Dieu ne bénit aucun conflit », a répété Léon XIV vendredi lors d'une audience devant des représentants de l'Église chaldéenne de Bagdad. « Les disciples du Christ, Prince de la Paix, ne se rangent jamais du côté de ceux qui, hier, brandissaient l'épée et, aujourd'hui, lancent des bombes ».

Un style différent pour une nouvelle relation

Pour Emmanuel Macron qui entretenait des conversations régulières avec le pape François, cette rencontre avec Léon XIV, francophile et parlant un peu français, a représenté l'occasion de découvrir un style différent, plus sobre et moins direct. Il s'agit du début de la construction d'une nouvelle relation entre le président français et le pontife américain.

Les images de leur entretien diffusées par le Vatican suggèrent une grande retenue dans les échanges, qui se sont pour l'essentiel déroulés en anglais. Cette langue a même été utilisée lorsque Emmanuel Macron a offert au pape, natif de Chicago et passionné de sport, un maillot dédicacé de l'équipe de France de basket-ball.

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Un rapport complexe avec la religion

Président d'une république qui a érigé la laïcité en valeur cardinale, Emmanuel Macron cultive un rapport complexe, voire intellectuel, avec la religion, sans s'afficher comme catholique pratiquant. Il avait pris l'habitude de discuter des crises mondiales mais aussi de spiritualité avec le pape argentin qu'il tutoyait. Cette nouvelle relation avec Léon XIV s'annonce donc sous des auspices différents, mais avec des objectifs communs de promotion de la paix et du dialogue international.