Le bilan du double séisme qui a frappé le Venezuela le 25 juin dernier continue de s'alourdir. Selon les dernières données fournies par les autorités locales, le nombre de morts s'élève désormais à 2 295, tandis que plus de 1 500 personnes sont toujours portées disparues. Ces chiffres ont été communiqués par le ministère de l'Intérieur vénézuélien, qui coordonne les opérations de secours.
Des secours toujours à l'œuvre
Les équipes de secours, appuyées par des renforts internationaux, poursuivent leurs recherches dans les décombres des villes les plus touchées, notamment dans les États de Sucre et de Nueva Esparta. Les deux séismes, de magnitudes 7,3 et 6,8, ont provoqué des destructions massives, détruisant des milliers de bâtiments et laissant des dizaines de milliers de personnes sans abri.
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a décrété trois jours de deuil national et a promis une aide d'urgence aux sinistrés. Dans une allocution télévisée, il a déclaré : « Nous ne ménageons aucun effort pour sauver des vies et apporter un soutien à ceux qui ont tout perdu. »
Un impact humanitaire considérable
Selon l'ONU, plus de 200 000 personnes ont été directement affectées par la catastrophe. Les besoins en eau potable, nourriture et soins médicaux sont immenses. Les hôpitaux locaux, déjà fragilisés par la crise économique, sont débordés et manquent de matériel. Des organisations humanitaires internationales, dont Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge, sont à pied d'œuvre pour apporter une assistance.
Le gouvernement vénézuélien a également annoncé l'activation d'un fonds d'urgence de 500 millions de dollars pour financer les opérations de reconstruction. Toutefois, des critiques émergent quant à la gestion de la crise, certains accusant les autorités d'avoir sous-estimé l'ampleur des dégâts dans les premiers jours.
Une région sous tension sismique
Le Venezuela se situe dans une zone sismique active, à la jonction des plaques tectoniques des Caraïbes et de l'Amérique du Sud. Les deux séismes du 25 juin, survenus à quelques heures d'intervalle, ont secoué une large partie du nord du pays, provoquant des glissements de terrain et des tsunamis localisés. Les experts estiment que la région pourrait connaître de nouvelles répliques dans les semaines à venir.



