Nawaf Salam promet la reconstruction dans le sud du Liban dévasté par la guerre
Salam promet la reconstruction au sud du Liban après la guerre

Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'est rendu dans le sud du pays les 7 et 8 février 2026, visitant des localités dévastées par le récent conflit avec le Hezbollah. Accompagné d'habitants et d'élus locaux, il a parcouru des villages comme Yarine, Tayr Harfa et Kfar Kila, où les traces de la guerre sont encore vivaces.

Des ruines et des espoirs brisés

À Yarine, à quelques centaines de mètres de la frontière avec Israël, le paysage n'est que ruines. Les tas de pierres qui formaient autrefois un village témoignent de la violence des combats. Les rares bâtiments encore debout portent des tags en hébreu, rappelant l'occupation israélienne. Les services essentiels comme l'eau et l'électricité sont inexistants, plongeant la région dans un état de précarité extrême.

Une population en attente

Une petite foule s'est pressée autour du chef de l'exécutif lors de sa visite. Des habitants, venus spécialement pour l'occasion, ont martelé leur désir de pouvoir revenir vivre chez eux. Leurs voix portent l'écho d'une communauté déplacée, cherchant à retrouver ses racines dans une terre meurtrie.

La promesse d'un État présent

Nawaf Salam a promis aux populations rencontrées qu'un début de reconstruction des infrastructures publiques allait être lancé. Il a affirmé que l'État était « de retour », refusant la logique du « no man's land » que l'armée israélienne a tenté d'imposer dans les régions frontalières depuis la fin de la guerre.

Un parcours à travers les communautés

Le premier ministre a visité des localités de diverses appartenances communautaires, montrant une volonté d'inclusion dans les efforts de reconstruction. Souvent accueilli avec générosité, il a parfois été tancé par des habitants frustrés, gardant alors le silence face à leurs reproches.

Contexte du conflit

La guerre dévastatrice avec le Hezbollah s'est déroulée du 23 septembre au 27 novembre 2024, laissant des cicatrices profondes dans le sud du Liban. Les villages rasés comme Tayr Harfa ou Kfar Kila illustrent l'ampleur des destructions, avec des infrastructures réduites à néant et des vies bouleversées.

La tournée de Nawaf Salam souligne les défis immenses de la reconstruction dans une région où la frontière avec Israël reste une source de tensions. Les promesses de relance des travaux publics devront se concrétiser rapidement pour répondre aux attentes d'une population épuisée par les conflits.