Meta et Google face à la justice pour avoir fabriqué l'addiction des enfants
Un procès d'une ampleur inédite se tient actuellement aux États-Unis, où les géants technologiques Meta et Google sont accusés d'avoir délibérément conçu leurs plateformes pour rendre les enfants et adolescents dépendants. Les plaignants affirment que ces entreprises ont sciemment mis en place des mécanismes captivants qui altèrent le développement cérébral des jeunes utilisateurs.
Des accusations graves portant sur la santé mentale
Les avocats représentant des familles et des collectivités soutiennent que Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, ainsi que Google, via YouTube, ont créé des environnements numériques hautement addictifs. Ces plateformes utiliseraient des algorithmes sophistiqués pour maximiser le temps d'écran, entraînant des conséquences néfastes sur la santé mentale des mineurs.
Les documents juridiques révèlent que les entreprises auraient eu connaissance des risques dès le début, mais auraient choisi de les ignorer pour privilégier la croissance et les revenus publicitaires. Cette stratégie aurait directement contribué à l'augmentation des cas d'anxiété, de dépression et de troubles du comportement observés chez les jeunes.
Le fonctionnement cérébral des enfants mis en danger
Les experts cités dans la procédure expliquent que le cerveau des enfants et adolescents est particulièrement vulnérable aux stimuli des réseaux sociaux. La recherche de likes, les notifications constantes et le défilement infini activent les circuits de la récompense, similairement à certaines substances addictives.
Cette exposition prolongée modifierait durablement la structure neuronale, affectant la concentration, la régulation émotionnelle et les capacités sociales. Les plaignants mettent en avant des études scientifiques démontrant un lien direct entre l'usage intensif de ces plateformes et des dommages cognitifs mesurables.Une responsabilité juridique historique
Ce procès pourrait établir un précédent majeur dans la régulation des technologies numériques. Les accusations incluent :
- La conception délibérée de fonctionnalités addictives
- La dissimulation des risques pour la santé mentale
- Le ciblage agressif des publics mineurs
- La violation des lois sur la protection des consommateurs
Les entreprises technologiques se défendent en arguant de leurs efforts récents pour améliorer la sécurité en ligne, mais les plaignants estiment que ces mesures arrivent trop tard et ne suffisent pas à réparer les préjudices causés.
L'issue de ce procès pourrait influencer la législation mondiale sur la responsabilité des plateformes envers leurs utilisateurs les plus jeunes, avec des implications potentielles pour toute l'industrie du numérique.