Frappes américaines dans le Pacifique : 130 morts, l'ONU dénonce des exécutions extrajudiciaires
Frappes US dans le Pacifique : 130 morts, l'ONU dénonce

Une campagne militaire controversée dans le Pacifique

Le commandement militaire américain a annoncé, via le réseau social X, que les États-Unis ont conduit une nouvelle frappe dans le Pacifique, lundi 9 février 2026. Cette opération a ciblé une embarcation de trafiquants de drogue présumés, entraînant la mort de deux individus. Une troisième personne, blessée lors de cette attaque, a survécu et est actuellement secourue par les garde-côtes américains, selon les précisions fournies par l'armée.

Un bilan humain alarmant et des critiques internationales

Depuis le mois de septembre et le lancement de cette campagne de frappes, le bilan s'élève à au moins 130 personnes tuées et 38 navires détruits. Cette dernière intervention représente la troisième frappe connue depuis le début de l'année, après celles du 23 janvier et du 5 février. Des experts et des responsables des Nations unies ont vivement dénoncé ces actions, les qualifiant d'exécutions extrajudiciaires.

L'administration du président américain Donald Trump n'a jamais présenté de preuves tangibles permettant d'affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics illicites. Cette absence de justification solide alimente un vif débat sur la légalité de cette campagne, qui vise officiellement les cartels de drogue alimentant le marché américain.

Un contexte élargi : la capture de Nicolas Maduro

Cette offensive s'inscrit dans un cadre plus large de lutte contre les cartels de la drogue. En témoigne la capture, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse à Caracas par les forces américaines. Le couple est accusé par la justice américaine de « narcoterrorisme » et d'importation de « tonnes de cocaïne ».

Immédiatement transférés sur le sol américain et incarcérés, ils ont plaidé non coupable devant un tribunal de New York. Une nouvelle comparution est prévue pour le 17 mars. Ces événements soulignent l'intensité des opérations américaines contre les réseaux de trafic, bien que les justifications des frappes dans le Pacifique restent floues et contestées.

La communauté internationale et la classe politique américaine continuent de s'interroger sur les fondements juridiques et éthiques de cette campagne militaire, alors que le nombre de victimes ne cesse d'augmenter.