Ce lundi 9 février 2026 est marqué par des nouvelles fortes venues des quatre coins du monde, mêlant justice, spectacle et tensions sociales.
Jimmy Lai condamné à vingt ans de prison à Hong Kong
Le magnat des médias hongkongais et figure de l'opposition démocratique, Jimmy Lai, a été condamné à vingt ans de prison par un tribunal de Hong Kong. Cette décision intervient après un procès très médiatisé, où il était accusé de collusion avec des forces étrangères et d'autres charges liées à la sécurité nationale.
Jimmy Lai, âgé de 77 ans, est le fondateur du journal Apple Daily, qui a été fermé en 2021 sous la pression des autorités. Sa condamnation est perçue par de nombreux observateurs comme un nouveau signe de l'étau qui se resserre sur les libertés à Hong Kong depuis l'imposition de la loi sur la sécurité nationale par Pékin en 2020.
Les défenseurs des droits humains dénoncent une sentence excessive et politiquement motivée, visant à réduire au silence les voix critiques. La communauté internationale suit de près ce dossier, qui risque d'alimenter les tensions entre la Chine et les pays occidentaux.
Bad Bunny met le feu au Super Bowl
De l'autre côté de l'Atlantique, le spectacle était au rendez-vous avec la prestation de Bad Bunny lors de la mi-temps du Super Bowl. Le chanteur portoricain a littéralement enflammé le stade avec un show électrisant, mêlant musique urbaine, danse et effets pyrotechniques spectaculaires.
Bad Bunny, l'une des plus grandes stars de la musique latine actuelle, a interprété ses plus grands tubes devant des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa performance a été saluée pour son énergie communicative et sa capacité à représenter la diversité culturelle sur une scène aussi prestigieuse.
Cet événement marque un tournant dans l'histoire du Super Bowl, traditionnellement dominé par des artistes anglo-saxons. Bad Bunny a su conquérir le public américain et international, prouvant que la musique latine a sa place au plus haut niveau.
Procès des CRS impliqués dans des violences contre des Gilets jaunes
En France, un procès historique s'ouvre ce lundi, concernant des membres des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) accusés d'avoir matraqué des manifestants Gilets jaunes lors d'une action en 2019. Cette affaire, qui a suscité une vive émotion dans l'opinion publique, met en lumière les questions de violence policière et d'impunité.
Les faits remontent à une manifestation des Gilets jaunes à Paris, où plusieurs vidéos avaient montré des policiers frappant des manifestants à terre. Après des années d'enquête, plusieurs CRS sont aujourd'hui jugés pour violences volontaires en réunion.
Ce procès est attendu avec une grande attention, car il pourrait établir des précédents juridiques sur la responsabilité des forces de l'ordre lors des manifestations. Les victimes et leurs avocats espèrent que la justice reconnaîtra les abus commis, tandis que les syndicats de police défendent leurs collègues, arguant de la difficulté de leur mission.
L'actualité de ce lundi 9 février 2026 illustre ainsi la complexité du monde contemporain, où les enjeux politiques, culturels et sociaux s'entremêlent constamment, de Hong Kong à Paris en passant par les États-Unis.