Rencontre stratégique à Mar-a-Lago entre Trump et Asfura
Le président des États-Unis, Donald Trump, a manifesté sa proximité avec le nouveau président du Honduras, Nasry Asfura, lors d'une rencontre tenue samedi 7 février 2026 dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Cette entrevue a mis en lumière le soutien américain au dirigeant conservateur, dont la candidature avait été appuyée par Trump pour diriger l'un des pays les plus pauvres et violents d'Amérique centrale.
Une alliance politique renforcée
L'arrivée au pouvoir de Nasry Asfura, ancien entrepreneur du bâtiment, marque la fin de quatre années de gouvernement de gauche au Honduras. Cette transition assure à Donald Trump un allié supplémentaire en Amérique latine, rejoignant ainsi la droite au pouvoir dans des pays comme le Chili, la Bolivie, le Pérou et l'Argentine. Sur son réseau social Truth Social, Trump a écrit : « J'ai eu une réunion très importante avec mon ami et président du Honduras, Nasry “Tito” Asfura. » Il a ajouté qu'ils partageaient des valeurs communes et un partenariat étroit en matière de sécurité, tout en discutant du commerce et des investissements mutuels.
Accusations d'ingérence et réactions
La présidence hondurienne a diffusé une photo des deux dirigeants souriants, faisant un signe de pouce levé. Cependant, cette rencontre n'est pas sans controverse. La présidente sortante, Xiomara Castro, a dénoncé « l'ingérence » de Trump, qui avait menacé de réduire l'aide américaine si son favori ne remportait pas l'élection. Les résultats du scrutin présidentiel, remporté par Asfura à la fin janvier, avaient été retardés de près de trois semaines en raison d'accusations de fraudes.
Coopération économique et sécuritaire
Avant son investiture, Nasry Asfura avait été reçu par le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, le 12 janvier. Il est revenu de cette rencontre en annonçant un projet d'accord de libre-échange avec les États-Unis, destination de 60 % des exportations honduriennes, ainsi qu'une promesse de renforcement de la coopération en matière de sécurité. Cette collaboration est cruciale pour le Honduras, où environ 2 millions de Honduriens vivent aux États-Unis, souvent sans papiers, et où leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB national.
Contexte socio-économique du Honduras
Le Honduras, avec une population de 11 millions d'habitants, est confronté à des défis majeurs : la pauvreté touche 60 % de la population, et le pays est l'un des plus violents de la région. L'alliance avec les États-Unis pourrait offrir des opportunités économiques, mais elle suscite également des inquiétudes quant à l'autonomie politique du Honduras face aux pressions américaines.
Cette rencontre à Mar-a-Lago symbolise ainsi un rapprochement stratégique entre les deux nations, avec des implications potentielles pour la stabilité régionale et les dynamiques politiques en Amérique latine.