Mercredi 29 avril, lors du conseil municipal d'Izon, le maire Laurent de Launay a présenté un bilan des acquisitions foncières et annoncé une hausse de la fiscalité locale après cinq années de stabilité. Cette augmentation vise à financer plusieurs projets d'aménagement, notamment la redynamisation du centre-bourg.
Acquisitions foncières et projets d'aménagement
Parmi les acquisitions, 6 137 mètres carrés sont destinés à l'implantation de la nouvelle gendarmerie, sous réserve de l'accord de l'État. Le maire a souligné un problème d'eau potable, avec une baisse de 2 % par rapport à l'autorisation de prélèvement. Un terrain de 9 244 m² sera aménagé en espace paysager, tandis que deux autres parcelles de 8 836 et 3 777 m² deviendront des bassins de rétention d'eaux pluviales. Une parcelle de 11 995 m² permettra un accès au port, 6 351 m² seront dédiés à un cheminement piétonnier et 11 770 m² constitueront des réserves foncières. Enfin, une parcelle de 26 hectares près du lac d'Anglade, d'un grand intérêt écologique, sera ouverte au public.
Hausse des impôts locaux
Le maire a justifié l'augmentation des impôts par la nécessité de dégager des excédents. La taxe foncière sur les propriétés bâties passe de 39,58 % à 48,92 %, la taxe sur le non-bâti de 48,52 % à 59,98 %, et la taxe d'habitation de 16,79 % à 20,75 %. Laurent de Launay a précisé : « Nous baissons la voilure, mais notre budget n'est pas au rabais et nous devons œuvrer pour trouver des marges. Il n'est pas exclu que nous révisions les tarifs des services. »
Investissements et contentieux
Des opérations d'équipements sont prévues : redynamisation du centre-bourg pour 367 017 euros, travaux routiers pour 286 244 euros, aménagements paysagers avec plantations d'arbres pour 242 625 euros, et installations sportives pour 446 300 euros. Concernant les 56 000 euros de pénalités pour carence en logements sociaux, le maire a rendez-vous en juin avec la préfète. En fin de séance, il a informé qu'un référé du tribunal de Bordeaux lui demande de retirer son arrêté d'opposition à l'installation d'une deuxième antenne-relais de téléphonie de 38,72 mètres en zone Natura 2000.



