Baisse de la taxe foncière et débats budgétaires au conseil municipal
Le Conseil municipal du 28 avril a été le théâtre de vifs débats autour des choix budgétaires et fiscaux de la municipalité, présentés par Laurent Hauradou, adjoint aux finances. La majorité a décidé de baisser d'un point le taux de la taxe foncière sur le bâti pour 2026, une mesure qui, selon l'opposition, ne compense pas les difficultés financières croissantes.
Un budget primitif sous tension
Le budget primitif doit absorber une hausse des charges tout en lançant les projets du mandat. L'épargne brute chute de manière significative, passant de 1,18 million d'euros à 632 129 euros, soit un niveau inférieur au seuil de référence de 10 %. Cette dégradation s'explique par des recettes moins dynamiques et une augmentation des dépenses de fonctionnement de 475 961 euros, notamment sur la masse salariale, les cotisations, l'énergie et certains services mutualisés.
5,65 millions d'euros d'investissements prévus
En matière d'investissement, 5,65 millions d'euros sont inscrits, dont 2 millions de restes à réaliser. Ces fonds serviront à finaliser la médiathèque, rénover le gymnase, réaliser des travaux de voirie, créer un lieu de mémoire au Cafi, améliorer les équipements sportifs, développer des pistes cyclables et renforcer la sécurité via la vidéosurveillance. Le financement repose sur le résultat antérieur, l'épargne brute, les subventions, le FCTVA et un recours à l'emprunt. La dette progresse, mais la majorité estime que la capacité de désendettement de 8,4 ans reste maîtrisée, selon le maire André Forget.
L'opposition dénonce une situation précaire
Avant le vote, Jacques Borderie, chef de file du groupe d'opposition « Réussir le changement », a dénoncé une situation financière sous tension. Il s'est inquiété de la chute de l'épargne, de la hausse durable des charges de fonctionnement et de l'augmentation de la dette. Il a également qualifié la baisse de 1 % du foncier bâti d'effet d'annonce, estimant qu'une réduction de 10 % aurait été plus significative. Il a appelé à une gestion plus rigoureuse, fondée sur la maîtrise des dépenses, la hiérarchisation des investissements et une vision financière plus soutenable pour la suite du mandat.
Réponse de la majorité
André Forget a défendu une baisse des taux symbolique mais progressive, et a assumé la dé-précarisation de certains postes dans la masse salariale. Le budget a été adopté avec sept abstentions de l'opposition. Jacques Borderie a réitéré ses inquiétudes pour les finances communales, déjà exprimées lors des orientations budgétaires.



