Tumua, l'ailier palois, jongle entre le 7 et le 15
Sélectionné mi-avril pour le tournoi de Hong Kong avant une semaine de vacances, l’ailier palois retrouve la Section et une place de titulaire ce samedi (14 h 30) face à Castres. À plus long terme, il vise les deux Coupes du monde, à 7 et à 15.
Un intermède bénéfique avec l'équipe de France à 7
Comment avez-vous vécu cet intermède avec l'équipe de France à 7 ? Ça s’est très bien passé. On l’avait prévu avec Seb (Piqueronies) depuis un petit moment, ça m’a fait du bien à la tête. J’avais besoin de voir autre chose, de garder un pied dans le 7 pour les JO de 2028. C’était une façon aussi de se remettre un petit challenge dans la saison, de revenir plus frais à 15.
Objectif 2028 et Coupe du monde 2027
Cette année, vous faites partie de la liste « Objectif 2028 », avez-vous vocation à y rester jusqu’aux JO ? Dans l’idée, oui, c’est un peu ce que j’aimerais avoir en ligne de mire, sans oublier la Coupe du Monde aussi 2027. Donc il y a les deux choses qui peuvent être jouables. C’est une force, pour moi, de pouvoir compter sur les deux projets.
La transition entre 7 et 15
Comment gérez-vous la transition entre 7 et 15 ? Ce n’est pas hyper facile. Cette fois, on l’avait préparé un mois à l’avance. Après le match de La Rochelle, je me suis focalisé sur le 7, en travaillant des choses bien plus spécifiques. C’est un sport très extrême pour lequel il faut préparer son corps, ce qui a été fait via des stages avec l’équipe de France. Je suis arrivé frais au tournoi et j’ai pris un max de plaisir malgré un résultat collectif pas top (élimination en quart de finale face à la Nouvelle-Zélande, 10-19).
Aviez-vous besoin de vous aérer la tête à 7 après une saison très dense avec la Section, où votre progression a été exponentielle ? J’avais besoin de souffler aussi. Enfin, souffler n’est pas vraiment le bon terme, parce que le 7 est très physique. Mais en tout cas changer un peu d’air, aller voyager, toucher plus de ballons, revivre des situations en tant qu’ailier, que je peux rencontrer bien plus de fois à 7 face aux meilleurs duellistes du monde. Quand on joue les Fidjiens ou les Sud-Africains, c’est sûr qu’on se prépare bien à ça.
Le principal écueil du passage du 7 au 15
Quel est le principal écueil, quand on bascule du 7 au 15 ? Physiquement, il faut vraiment se réadapter à la discipline. J’ai perdu 2 kg en y allant, ce qui est quand même pas mal pour moi. Et puis quand on joue à l’autre bout du monde, il y a la chaleur, l’humidité, ce qui était le cas à Hong Kong. On le prépare via des séances spéciales. Il y a donc un travail à faire vis-à-vis de l’intensité et du physique et puis il faut ensuite s’adapter aux conditions, en fonction de là où on joue quoi.
Le retour en Top 14
Comment vous appréhendez ce retour en Top 14, où tout est très serré et où l’enjeu est grand, pour la Section ? C’est génial. Ça fait un peu rêver de voir une fin de Top 14 comme ça. On a fait une super saison, on a envie de garder le Hameau invaincu, c’est quand même la première chose qui nous anime, c’est quelque chose qui nous dépasse un peu d’ailleurs, qui est plus grand que nous.
Pas d'objectif personnel de marqueur
Vous êtes toujours le meilleur marqueur d’essais de la Section, vous fixez-vous un objectif en ce sens ? Un objectif, je ne sais pas. C’est plutôt une fierté, mais je pense surtout à tenir mon rôle, et si ça peut contribuer à ce que je puisse marquer… Cela fait un petit moment que cela ne m’est plus arrivé d’ailleurs, puisqu’avec le 7, j’ai moins joué en Top 14. Après, je n’en fais pas un objectif personnel.



