Basket Landes s'impose d'un souffle face à Lattes-Montpellier
Les Landaises ont particulièrement souffert pour venir à bout du BLMA et apprécient à sa juste valeur cette victoire sur le fil (81-80). Myriam Djekoundade, l'ailière de Basket Landes, a exprimé son soulagement et sa fierté après ce match intense.
« Tous les matchs sont des matchs de fou avec cette équipe et là, pour notre retour à Mitterrand, c'était à la hauteur des attentes ! En première mi-temps, on est très loin de nos standards. Elles ont eu énormément d'adresse, elles étaient venues avec le couteau entre les dents et on a été surprises. On a mis du temps à s'adapter. Puis le fait de trouver des solutions en deuxième mi-temps nous a donné plus de confiance et nous a consolidées. À la fin, on ne fait plus qu'un, c'est trop beau ! » a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné l'importance de la réaction collective après la pause : « À la mi-temps, on s'est pris un bon coup de boost de Julie (Barennes, la coach) et puis ensuite on s'est retrouvées entre nous pour se dire qu'on devait avoir de la fierté et de la responsabilité individuellement. C'était dans les duels qu'on péchait et c'était vraiment du ressort individuel. On s'est mis au clair une bonne fois pour toutes. Peu importe le score et le résultat : il fallait montrer un beau visage. Même à -24, je ne me suis jamais dit qu'on allait passer à côté, sinon c'est le début de la défaite. C'était à nous de décider quand ça allait s'arrêter. Ça fait plaisir de prolonger le plaisir. On s'est souvent entendu dire qu'on faisait une belle saison mais il faut aller au bout. Deux finales dans la saison, c'est un privilège fou. »
La déception de Lattes-Montpellier
Gurvan Morvan, coach adjoint de Lattes-Montpellier, a exprimé sa déception après ce revers cruel : « On a fait une très belle première mi-temps, mais on démarre mal la troisième et au final ça se joue sur des détails. Il nous a manqué de l'expérience, parce qu'on a des joueuses jeunes, mais aussi de l'expérience de jouer des finales. Basket Landes a été grisé par le public et on n'a plus pu les arrêter. On a appliqué le plan de jeu mis en place, on a défendu comme il fallait, même si l'adresse c'est aléatoire. On joue 39 minutes et pas 40… Il nous manque toujours Samantha Breen (l'intérieure a des soucis de santé) et ça a pesé dans les rotations. On a disputé trois demi-finales cette année, pour la dernière saison de Valéry (Demory, le coach, qui prend sa retraite), c'est beau même si on aurait aimé, moi comme les joueuses, lui offrir une finale. C'est tout de même une belle année avec de super filles, un bon groupe. La pièce tombe d'un côté aujourd'hui et ce n'est pas le bon pour nous… »
La satisfaction de Julie Barennes
Julie Barennes, coach de Basket Landes, a salué la combativité de son équipe : « Il a fallu aller la chercher. Pendant le match, je suis plus sur de la colère que de la peur car on est complètement à côté, on se fait massacrer. Il est arrivé ce qu'on craignait toute l'année : un moment de relâche. On est un peu surpris de l'avoir là mais c'est très dur d'enchaîner. On a mis le cœur pour revenir mais vraiment, c'est dur d'enchaîner, finale après finale, objectif après objectif. C'est la première fois qu'on est confronté à ça et je suis très fière de ce qu'on a fait en deuxième mi-temps pour revenir. Je savais qu'on pouvait le faire car on était très, très loin de tout ce que l'on voulait. C'est une équipe (Lattes-Montpellier) qui shoote de ouf à 3 points toute l'année, c'est une super équipe offensive et on le sait, et on les a mises dans tout ce qu'elles aiment. On n'a pas tenu nos choix tactiques et il a fallu éteindre le feu. On mène dix secondes, c'est un hold-up et on a bien fait de hold-uper (sic). »



