Seuls les tirs au but ont permis de départager la Suisse et la Colombie au bout d’un 8e de finale sans spectacle, finalement enlevé par les Helvètes, mercredi 8 juillet. Quelques heures après la folie entre l’Argentine et l’Égypte (3-2), le dernier huitième de finale a accouché d’une souris.
Un match historiquement pauvre en occasions
Au terme d’un match très pauvre en occasions, le moins prolifique du Mondial, la Suisse est tout de même parvenue à décrocher son ticket pour les quarts de finale, mardi à Vancouver. Elle y retrouvera la miraculée Albiceleste, dimanche 12 juillet à Kansas City. Après 120 minutes de jeu quelque peu soporifiques, la décision s’est faite lors de la séance des tirs au but. Un exercice lors duquel les Colombiens se sont montrés moins adroits, Sanchez trouvant la barre avant que Kobel ne stoppe la tentative d’Hernandez. Malgré un raté d’Akanji, au-dessus, la Nati s’est jetée sur l’offrande pour égaler son meilleur résultat en Coupe du monde et retrouver des quarts de finale qu’elle n’avait plus disputés depuis 1954.
Selon OptaJean, la rencontre affiche un total cumulé de 0.7 Expected Goals, soit le plus faible enregistré dans le temps réglementaire d’un match de cette édition de la Coupe du Monde 2026.
Peu d'action avant la prolongation
Côté helvète, l’absence de la révélation Mazambi, forfait, a pesé. Mais du côté des Cafeteros, toutes les armes étaient bien présentes, de James Rodriguez à Luis Diaz ou Luis Suarez. Et c’est d’ailleurs la Tricolor qui a frappé la première avec une belle frappe de Puerta (21e) pour l’arrêt de Kobel. La Nati est bien sortie de sa coquille, Rieder chauffant les gants Vargas (30e), avant que Ndoye ne fasse de même (32e). Et ensuite, plus rien ou presque… jusqu’à la prolongation, moment lors duquel les deux équipes se sont enfin mises en danger.
Avec à nouveau la Colombie à la manœuvre et un corner sur lequel la tête du défenseur colombien Lucumi a réveillé le stade (et les téléspectateurs) en fracassant la transversale (99e). Les Suisses sont bien sortis de leur léthargie avec un tir d’Itten sur lequel Vargas s’est couché très vite pour repousser (104e). Mais la balle de match est revenue à Campaz. Sauf que l’attaquant des Cafeteros, qui avait bénéficié d’une incompréhension entre défenseurs helvètes, a envoyé son tir dans les nuages face à Kobel (116e). Comme un résumé de ce match que personne ne voulait perdre mais lors duquel personne n’a tout fait pour le gagner. Jusqu’aux tirs au but.



