Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a annoncé, mardi 27 mai 2025, le placement en détention provisoire d’une avocate d’Hacène Larbi, alias « le H ». Selon l’AFP, qui cite une source proche du dossier, elle est soupçonnée d’avoir participé à des échanges non autorisés avec le détenu, récemment condamné à 12 ans de prison. L’enquête préliminaire a été ouverte après des éléments « fournis par la direction générale de l’administration pénitentiaire concernant un détenu ».
Des soupçons de communication illicite
Le parquet explique que ces informations ont conduit à soupçonner des « échanges illicites », « notamment la communication par ce dernier, via son avocat, d’informations transmises à des tiers ou à destination de personnes impliquées dans des groupes criminels ». Interpellée puis placée en garde à vue mercredi 21 mai, l’avocate a été mise en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de 10 ans d’emprisonnement et de crimes » ainsi que pour « communication non autorisée avec un détenu par une personne habilitée à entrer dans l’établissement pénitentiaire ou à approcher des détenus ». Elle a ensuite été écrouée.
Hacène Larbi condamné à 12 ans de prison
Le Pnaco précise que la procédure concerne un détenu incarcéré à Condé-sur-Sarthe, récemment condamné dans un dossier suivi par cette juridiction spécialisée, sans citer son identité. Mi-mai, Hacène Larbi avait été condamné à 12 ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir recruté, depuis sa cellule, un adolescent chargé d’une exécution à Marseille. Lors du jugement, la présidente avait estimé qu’il représentait « une dangerosité » en raison de « l’extrême gravité des faits », tout en regrettant son « absence de prise de conscience » et de « culpabilité ».
Par le passé, Hacène Larbi avait revendiqué agir pour le compte de la DZ Mafia. La présidente du tribunal avait toutefois précisé que ses « liens avec la DZ mafia ne (sont) pas avérés ». Cette affaire intervient quelques mois après le placement à l’isolement d’un avocat lyonnais, soupçonné d’avoir été corrompu afin de permettre à l’un des chefs présumés de la DZ Mafia de communiquer avec l’extérieur depuis l’une des nouvelles prisons de haute sécurité.



