Le Danois Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) est devenu le premier maillot jaune du Tour de France 2026 en remportant le contre-la-montre par équipes disputé samedi à Bilbao, au Pays basque espagnol. L'équipe néerlandaise a parcouru les 22,5 kilomètres du parcours en 26 minutes et 12 secondes, à une vitesse moyenne de 51,5 km/h, devançant de 15 secondes l'équipe UAE Team Emirates du Slovène Tadej Pogacar, et de 24 secondes l'équipe Ineos Grenadiers du Britannique Geraint Thomas.
Un parcours technique et vallonné
Le tracé, qui reliait Bilbao à la ville de Portugalete, comportait plusieurs difficultés, dont une côte de 1,5 km à 6,5 % de pente moyenne dans les derniers kilomètres. Les équipes ont dû gérer au mieux le placement de leurs coureurs pour limiter les pertes de temps. Visma-Lease a Bike a aligné un collectif homogène, avec notamment le champion du monde du contre-la-montre, le Belge Wout van Aert, qui a joué un rôle clé dans la mise en train.
Vingegaard succède à Pogacar
Jonas Vingegaard, vainqueur du Tour de France 2023 et 2024, endosse le maillot jaune pour la première fois depuis son abandon sur chute lors de la 5e étape du Tour 2025. « C'est un grand moment pour l'équipe. Nous avons travaillé dur pour ce chrono et le résultat est parfait. Porter le maillot jaune dès le premier jour est un rêve », a déclaré le Danois à l'arrivée, selon des propos rapportés par France Télévisions. Il devance au classement général son coéquipier néerlandais Olav Kooij, deuxième à égalité de temps, et le Slovène Tadej Pogacar, troisième à 15 secondes.
Des écarts significatifs dès le premier jour
Le contre-la-montre par équipes a creusé des écarts notables : le champion olympique en titre, le Belge Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step), pointe à 48 secondes, tandis que le Français David Gaudu (Groupama-FDJ) accuse un retard de 1 minute et 12 secondes. « Nous avons perdu un peu de temps, mais ce n'est pas catastrophique. L'objectif reste le même : viser le podium à Paris », a commenté le leader de la Groupama-FDJ.
Un format qui fait débat
Le retour du contre-la-montre par équipes en ouverture du Tour, après une absence de trois ans, a suscité des réactions contrastées. Certains y voient un spectacle spectaculaire, d'autres regrettent qu'il pénalise les coureurs isolés. L'organisation a défendu ce choix, soulignant qu'il met en valeur la cohésion collective et la stratégie. La deuxième étape, dimanche, reliera Vitoria-Gasteiz à Saint-Sébastien, un parcours de 200 km propice aux attaques des puncheurs.
Les favoris au rendez-vous
Outre Vingegaard, les principaux prétendants à la victoire finale sont tous dans le coup : Tadej Pogacar (UAE), Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step), Geraint Thomas (Ineos), et le Kazakh Alexey Lutsenko (Astana), classé 8e à 37 secondes. Le Français Julian Alaphilippe (Soudal-Quick Step), spécialiste des classiques, a perdu 54 secondes, mais conserve des ambitions sur les étapes accidentées.



