La Roja a déçu. Pour son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, l'Espagne n'a pu faire mieux qu'un match nul face au Cap-Vert (1-1), une équipe largement considérée comme l'un des outsiders les plus faibles du tournoi. Ce résultat a provoqué une onde de choc dans la presse espagnole, qui n'a pas mâché ses mots.
Un "pétardazo" retentissant
Le journal sportif Marca a titré sur un "pétardazo", un terme qui évoque un pétard mouillé, un feu d'artifice raté. Le quotidien souligne que l'Espagne a été "incapable de dominer" son adversaire et que le match nul est "un camouflet" pour une sélection qui prétendait au titre. De son côté, AS parle d'une "déroute" et d'une "mauvaise farce", pointant du doigt le manque de créativité au milieu de terrain et l'inefficacité offensive.
Les lacunes mises en lumière
Les critiques se concentrent sur plusieurs aspects du jeu espagnol. La défense, emmenée par le vétéran Sergio Ramos, a paru fébrile face aux contres rapides du Cap-Vert. Le milieu, pourtant réputé comme l'un des meilleurs du monde, a manqué de justesse dans les transmissions et n'a pas su créer de brèches. Enfin, l'attaque, avec Alvaro Morata en pointe, a peiné à se montrer dangereuse, malgré une possession de balle stérile.
Le sélectionneur Luis Enrique est également dans le viseur. Ses choix tactiques, notamment le fait d'aligner un milieu trop défensif, sont remis en question. "Il est temps de revoir les plans", écrit El Pais dans son éditorial.
Une réaction attendue
Malgré ces critiques acerbes, la presse espagnole n'enterre pas complètement la Roja. Le prochain match contre le Chili, déjà crucial, sera l'occasion de se racheter. "L'Espagne a encore son destin en mains", tempère Sport, tout en appelant à une réaction immédiate. Les joueurs, conscients de la pression, devront montrer un tout autre visage pour éviter une nouvelle désillusion.



