Mondial 2026 : Trump et Infantino, le pire est à venir
Mondial 2026 : Trump et Infantino, le pire est à venir

La XXIIIe Coupe du monde de football débute ce jeudi 11 juin au Mexique, aux États-Unis et au Canada, sur fond de vives tensions géopolitiques et d’une Amérique suspicieuse. À ce rythme de polémiques, les craintes sont vives de voir le Mondial caviardé.

Un contexte explosif

L’été, le Mondial, le bonheur ivre de croire en la victoire, la légèreté des nuits sans sommeil, Surfin' USA… Le monde entier se serait plié en 48 pour vivre pareille communion. Mais à l’heure d’entrer tête baissée dans la compétition, c’est au contraire la honte et la crainte qui s’imposent. Conformément au bashing ambiant depuis des mois, la XXIIIe Coupe de l’histoire aux États-Unis/Mexique/Canada s’érige en celle de toutes les polémiques. Sans surprise et sans espoir de rédemption au vu de la récente expulsion d’un arbitre somalien et de la suspicion coercitive entourant notamment les nations africaines.

"Make America threat again"

On aurait préféré ne pas ironiser sur le Mondial de Donald Trump, mais face à l’impitoyable personnage, secondé par son laquais Giani Infantino, un patron de la Fifa prêt à toutes les bassesses pour satisfaire son porte-monnaie et les caprices présidentiels, le foot a toutes les chances d’être gangrené par son hôte et le poison d’un contexte international explosif. Miroir de l’Amérique, l’organisation de l’épreuve, étirée sur cinq semaines (104 matches), fait redouter l’intrusion quotidienne d’un Trump en roue libre, autant dire que le pire est à venir.

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Les dérives du Mondial américain

La guerre en Iran, mais aussi les intimidations de la police de l’immigration ICE, le tout-fric poussé à l’absurde (places vendues 2,3 millions de dollars pour la finale), les coupures pub sectionnant les matches en quatre (par respect pour la santé des joueurs, évidemment), les risques climatiques (ouragans en Floride) et on en passe, pas dit que ce soit l’Amérique outre-Atlantique. Ou alors son pire versant.

Comparaison avec les JO de Paris

En comparaison, il y a deux ans, les querelles parisiano-parisianistes qui avaient précédé les JO de Paris passeraient pour des broutilles d’écoliers. Et à la fin, ces Jeux, inoubliable mariage du sport et du patrimoine culturel, véritable célébration de la France à travers les âges, furent peut-être les plus beaux de l’histoire, illustration d’un savoir-faire remarquable. On a ce qu’on mérite.

Un football en danger

Alors que l’ensemble des supporters aspirent à vivre jour et nuit ballon-ballon, l’Amérique de Trump s’affiche telle qu’elle-même, cynique et soumise au Dieu dollar, reflet d’une violence toujours plus accrue. Avec, en tristes sires, Donald et Giani, les deux Rois Ubu. Le foot en sortira-t-il gagnant ?

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