De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Il commençait à peine à se chauffer. Contrairement à ses habitudes parisiennes depuis le début du tournoi, Matteo Arnaldi n’a passé que deux heures sur le court mercredi soir, son adversaire et compatriote Matteo Berrettini ayant été contraint d’abandonner en raison d’une douleur à la hanche.
Pourtant, ce match était parti sur des bases « arnaldiennes » habituelles : une heure et seize minutes pour remporter le premier set, ce qui le rapprochait tranquillement de la moyenne de ses quatre premiers matchs, établie à quatre heures et onze minutes. Pour rappel :
- 4h01 face à Tallon Griekspoor
- 3h17 contre Stefanos Tsitsipas
- 4h58 contre Raphaël Collignon
- 5h26 face à Frances Tiafoe
Voilà donc Arnaldi tout proche des vingt heures de jeu depuis le premier tour (19h42 pour être précis), ce qui lui permettra, sauf catastrophe, de battre le record absolu en Grand Chelem depuis que l’on calcule précisément les durées de match, soit 1991. Niklas Kulti le devançait encore avant la rencontre avec 19h27 à trimer sur les courts de Roland-Garros en 1992, mais il ne reste plus désormais dans le viseur qu’Albert Costa, éliminé en demi-finale de l’édition 2003 par Juan-Carlos Ferrero, après 20h05 au total.
Aucun match gagné jusqu’au mois d’avril
Pour cela, il lui faut tenir vingt-trois minutes face à Cobolli vendredi, et cela ne devrait pas trop lui poser de problèmes. Mercredi soir, après être apparu un peu rouillé pendant trois jeux, il a commencé à cavaler comme un jeune premier, sans aucune gêne apparente : « En vérité, j’étais un peu fatigué au début, mais plus le match avançait, mieux je me sentais. Mardi, je ne me suis pas entraîné et je me suis concentré sur la récupération. Je ne me plains pas. Je suis content de passer du temps sur le court, j’en ai été privé trop longtemps. »
Oui, car tenez-vous bien : l’Italien, top 30 il y a deux ans avant de disparaître des radars, souffre presque du même mal que Rafael Nadal : une douleur au pied consistante qui le poursuivra toute sa vie et qui l’a empêché de gagner un match avant début avril en 2026. On dirait que ça va mieux.



