Le gouvernement a présenté ce mercredi en Conseil des ministres un projet de loi relatif à la protection des enfants. Ce texte, qui se veut une réponse aux dysfonctionnements du système actuel, est jugé peu ambitieux par de nombreuses associations et professionnels du secteur.
Un texte resserré
Le projet de loi, initialement plus large, a été resserré pour éviter des débats trop longs au Parlement. Il se concentre sur quelques mesures phares, comme le renforcement du contrôle des établissements accueillant des enfants handicapés ou placés, et la création d'un fichier national des agresseurs sexuels. Mais les associations dénoncent un manque d'ambition et une absence de réforme structurelle.
Des mesures jugées insuffisantes
Parmi les critiques, la Fédération nationale des associations de protection de l'enfance (Fnape) estime que le texte ne répond pas aux besoins urgents. « Il manque des moyens humains et financiers, et des mesures concrètes pour prévenir les violences », déclare sa présidente. Le texte ne prévoit pas non plus de réforme de l'aide sociale à l'enfance (ASE), pourtant réclamée depuis des années.
- Renforcement des contrôles dans les établissements
- Création d'un fichier national des agresseurs
- Amélioration du recueil des signalements
Le gouvernement défend son texte en soulignant qu'il s'agit d'une première étape. « Nous avons voulu agir vite sur les mesures les plus urgentes », a déclaré la ministre des Solidarités. Mais pour les oppositions, ce projet de loi est un « cache-misère » qui ne résoudra pas la crise de la protection de l'enfance.
Le texte doit maintenant être examiné par le Parlement, où il pourrait être amendé. Les associations espèrent que les députés et sénateurs enrichiront le projet pour le rendre plus ambitieux.



