Droits des enfants : ne faisons pas de Hamza un animal de foire
Droits des enfants : ne faisons pas de Hamza un animal de foire

L'histoire de Hamza, un garçon de 8 ans scolarisé en France et menacé d'expulsion vers le Maroc, a provoqué une vive émotion. Le 30 juin 2026, plusieurs associations de défense des droits de l'enfant ont publié une tribune dans Libération pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une instrumentalisation politique. « Ne faisons pas de Hamza la douane un animal de foire », écrivent-elles, fustigeant la mise en scène médiatique autour de son cas.

Un enfant pris dans un engrenage administratif

Hamza est arrivé en France à l'âge de 4 ans avec sa mère. Depuis, il a été scolarisé, a appris le français et s'est intégré. Mais sa famille est en situation irrégulière, et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) pèse sur eux. Malgré les recours, l'administration reste inflexible. Selon la Cimade, environ 15 000 enfants sont menacés d'expulsion chaque année en France.

Une indignation qui dépasse les clivages

L'affaire a été relayée par des personnalités politiques de tous bords, mais aussi par des enseignants et des camarades de classe de Hamza. « Hamza, c'est un peu notre enfant à tous », a déclaré une enseignante de son école, citée dans la tribune. Les associations appellent le gouvernement à faire preuve de clémence et à accorder un titre de séjour pour raisons humanitaires.

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Les associations montent au créneau

Dans leur texte, les signataires – parmi lesquels la Ligue des droits de l'homme, le Gisti et le Défenseur des droits – rappellent que la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France, stipule que l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer. « Hamza n'est pas un pion sur un échiquier politique. C'est un enfant qui a le droit de grandir dans un environnement stable », insistent-ils.

Un appel à la mobilisation

Les associations demandent au préfet de suspendre la procédure d'expulsion et d'examiner la situation de la famille au cas par cas. Elles appellent également les citoyens à signer une pétition en ligne, qui a déjà recueilli plus de 120 000 signatures. « Nous ne laisserons pas un enfant être sacrifié sur l'autel de la fermeté migratoire », concluent-elles.

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