Le pilote de l'avion qui s'est écrasé dimanche 28 juin près de Nancy, faisant onze morts, était un vétéran de l'aviation. Laszlo Sandrin, 44 ans, comptabilisait plus de 11 000 heures de vol, dont 5 000 sur le type d'appareil impliqué dans l'accident, selon son employeur, la compagnie allemande Classic Wings.
Un pilote d'exception salué par ses pairs
Rob de Man, patron de Classic Wings, a confié à l'AFP : « Nous sommes tous sous le choc. C'était l'un de nos meilleurs pilotes. » Un ami pilote a déclaré au Parisien : « Si lui n'a pas réussi à s'en sortir, je pense que pas beaucoup d'entre nous n'auraient pas pu le faire non plus. Il avait toutes les qualifications d'un pilote professionnel. J'ai volé avec lui et c'était l'un des meilleurs. » Il décrit le défunt comme « vraiment brillant, avec une touche d'élégance et un charme naturel ».
Le déroulement du vol fatal
Selon les premiers éléments des autorités, les vols avaient débuté la veille. L'avion effectuait sa troisième rotation dimanche et l'accident est survenu très rapidement après le troisième décollage. Une enquête pour « homicides involontaires » a été ouverte mardi 30 juin. Le Bureau d'enquête et d'analyse pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) est sur place pour déterminer les causes du crash, qui pourraient prendre « de nombreux mois » à établir.
Les autres victimes identifiées
Outre le pilote, dix autres personnes ont perdu la vie : cinq élèves et cinq moniteurs. Parmi les passagers, Cynthia Vally, 48 ans, cheffe de bloc opératoire, et Youssef El Idrissi, 48 ans, comptable, s'apprêtaient à vivre leur baptême de l'air. La presse locale mentionne également un lycéen de 18 ans en terminale, une étudiante en soins infirmiers de 20 ans, et un infirmier libéral, Damien Giacovelli. Les moniteurs comprenaient Davy Tellier, 53 ans, pompier professionnel, Albéric Moulès, trentenaire de Nouvelle-Calédonie, Filip Kovacecic, 51 ans, avec plus de 7 000 sauts, Pierre Graber, parachutiste et musicien, et Anthony Planchon, instructeur à Strasbourg.
Un drame sans précédent dans l'aviation légère
Cet accident est le plus meurtrier impliquant un avion léger en France. Les enquêteurs du BEA analysent les débris et les données de vol pour comprendre pourquoi un appareil piloté par un homme de 11 000 heures d'expérience s'est écrasé peu après le décollage.



