Le président du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, se retrouve au cœur d'une polémique judiciaire. Il est poursuivi pour avoir refusé de verser le Revenu de solidarité active (RSA) à plusieurs bénéficiaires, une décision qui a suscité de vives réactions.
Une décision contestée
Maël de Calan, figure politique de droite, justifie son refus par la nécessité de lutter contre la fraude et de responsabiliser les allocataires. Selon lui, certains bénéficiaires ne rempliraient pas les conditions requises ou refuseraient les offres d'emploi proposées. Cette position a été critiquée par les associations de lutte contre la pauvreté, qui y voient une stigmatisation des plus démunis.
Les plaignants devant la justice
Plusieurs bénéficiaires du RSA, soutenus par des collectifs, ont saisi la justice. Ils estiment que le refus de versement est illégal et contraire au principe de solidarité nationale. L'affaire a été portée devant le tribunal administratif, qui devra trancher sur la légalité de la décision du département.
Un contexte national tendu
Cette affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la réforme du RSA. Le gouvernement prévoit de conditionner son versement à des heures d'activité, une mesure déjà expérimentée dans certains départements. Le Finistère est l'un des territoires pilotes, ce qui explique en partie la position de Maël de Calan.
Les réactions politiques
Les oppositions locales, notamment la gauche et les écologistes, dénoncent une « chasse aux pauvres » et appellent à une solidarité renforcée. De son côté, le président du département assume sa ligne et affirme vouloir « remettre du sens » dans l'attribution des aides sociales.
Le jugement est attendu dans les prochaines semaines. Il pourrait faire jurisprudence et influencer les politiques sociales à l'échelle nationale.



