Ghislaine Maxwell, complice d'Epstein, invoquera son droit au silence devant le Congrès
Ghislaine Maxwell invoquera son droit au silence au Congrès

Ghislaine Maxwell, la complice notoire du financier Jeffrey Epstein, a officiellement déclaré qu'elle invoquera son droit constitutionnel de garder le silence lors de sa prochaine audition devant le Congrès des États-Unis. Cette annonce intervient dans le cadre d'une enquête parlementaire approfondie sur les réseaux de trafic sexuel et les abus présumés liés à l'affaire Epstein.

Une stratégie de défense attendue

Les avocats de Maxwell ont confirmé que leur cliente refusera de répondre aux questions des membres du Congrès, s'appuyant sur le Cinquième Amendement de la Constitution américaine, qui protège les individus contre l'auto-incrimination. Cette décision était largement anticipée par les observateurs juridiques, étant donné les poursuites pénales en cours et les risques de nouvelles accusations.

Contexte de l'audition

L'audition au Congrès fait suite à la condamnation de Ghislaine Maxwell en décembre 2021 pour son rôle dans le recrutement et la traite de mineures au profit de Jeffrey Epstein. Les législateurs cherchent à élucider les complicités potentielles au sein des élites politiques et économiques, ainsi que les défaillances systémiques ayant permis à ces crimes de perdurer.

Les commissions concernées, notamment celles de la Justice et de la Surveillance, entendent examiner les documents saisis et les témoignages recueillis lors des précédentes procédures. L'objectif déclaré est de renforcer les lois contre la traite des êtres humains et d'assurer une transparence totale dans cette affaire hautement médiatisée.

Implications juridiques et politiques

En invoquant son droit au silence, Ghislaine Maxwell évite de fournir des éléments qui pourraient être utilisés contre elle dans d'éventuels futurs procès. Cependant, cette posture pourrait également susciter des critiques quant à son manque de coopération avec une enquête d'intérêt public majeur.

Les républicains et démocrates au Congrès ont exprimé leur frustration face à cette décision, mais respectent le cadre légal. Certains parlementaires envisagent de recourir à l'immunité parlementaire pour contraindre des témoignages, bien que cette option reste controversée et complexe à mettre en œuvre.

Réactions et suites

Les associations de victimes et les défenseurs des droits humains suivent de près cette audition, espérant que malgré le silence de Maxwell, d'autres témoins ou preuves documentaires permettront de faire avancer la vérité. L'affaire Epstein continue de secouer les sphères du pouvoir, avec des répercussions internationales.

Les prochaines étapes incluront probablement des auditions d'autres figures clés et l'examen de milliers de pages de documents judiciaires. Le Congrès a affirmé sa détermination à poursuivre ses investigations, indépendamment des obstacles rencontrés.