Dimanche, six personnes, dont un individu mineur, ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement d'une magistrate grenobloise âgée de 35 ans et de sa mère, 67 ans. Les faits se sont déroulés la semaine dernière à Saint-Martin-le-Vinoux, à proximité de Grenoble, comme l'a précisé le parquet de Lyon. Les ravisseurs avaient exigé une rançon en cryptomonnaies.
Les victimes retrouvées ligotées dans un garage
Les deux femmes ont été découvertes vendredi matin, blessées et ligotées, dans un garage situé à Bourg-lès-Valence dans la Drôme. Ce lieu se trouve à environ une centaine de kilomètres de l'endroit où elles avaient été enlevées. Elles avaient été séquestrées pendant près de trente heures en raison d'une demande de rançon en cryptomonnaies. Il est à noter que le compagnon de la magistrate est associé dans une start-up active dans le domaine des cryptomonnaies.
Une alerte donnée par les victimes elles-mêmes
Les deux femmes ont réussi à se libérer de leurs liens et ont donné l'alerte par leurs propres moyens. Elles ont été retrouvées vendredi matin, et aucune rançon n'a été versée, selon les déclarations du procureur. Cette issue souligne leur résilience face à une situation extrêmement périlleuse.
Les détails des interpellations
Dimanche après-midi, vers 15 heures, un sixième homme mineur a été interpellé, comme l'a confirmé le procureur de Lyon, Thierry Dran, en reprenant une information du Parisien. Plus tôt dans la journée, il avait indiqué que cinq hommes et une femme avaient déjà été arrêtés. Trois d'entre eux ont été interpellés dans la nuit, et deux autres dans la matinée, tous placés en garde à vue.
Les circonstances des arrestations
Selon une source proche du dossier, deux des personnes interpellées dans la nuit tentaient de prendre un bus pour l'Espagne. Les deux suspects arrêtés dimanche matin se trouvaient, quant à eux, dans l'Ouest lyonnais, d'après une seconde source. La femme arrêtée est la compagne de l'un des autres suspects, et il est précisé que d'autres individus sont encore activement recherchés dans cette affaire complexe.
Prudence des autorités et poursuite de l'enquête
Les policiers et magistrats se sont montrés prudents dimanche concernant le profil des personnes placées en garde à vue. Plusieurs médias les ont présentés comme des exécutants, notamment des petits délinquants recrutés via les réseaux sociaux. L'enquête se poursuit sous la direction de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO), avec le traitement assuré par la Juridiction interrégionale de Lyon et les polices judiciaires lyonnaise et iséroise.
Cette affaire met en lumière les risques associés aux cryptomonnaies et soulève des questions sur la sécurité des magistrats et de leurs proches. Les autorités restent vigilantes alors que les investigations se poursuivent pour identifier tous les responsables de cet enlèvement.