Esclavage : l'Assemblée nationale abroge le Code noir à l'unanimité
Assemblée abroge le Code noir à l'unanimité

Un vote historique pour la mémoire

Ce jeudi 28 mai 2026, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une proposition de loi visant à abroger le Code noir, l'édit royal promulgué en 1685 par Louis XIV qui régissait l'esclavage dans les colonies françaises. Ce texte, considéré comme l'un des piliers juridiques de la traite négrière et de l'esclavage colonial, sera officiellement retiré de l'ordre juridique français après plus de trois siècles d'existence.

Une séance chargée d'émotion

La séance parlementaire a été marquée par des discours poignants de députés de tous bords, qui ont salué un acte de justice historique. Le garde des Sceaux a souligné que cette abrogation était "un geste fort de la République envers les descendants d'esclaves et toutes les victimes de ce crime contre l'humanité". Plusieurs députés ultramarins ont pris la parole pour rappeler les souffrances endurées par leurs ancêtres et l'importance de cette reconnaissance.

Un texte controversé

Le Code noir, bien que théoriquement aboli avec l'esclavage en 1848, n'avait jamais été formellement abrogé. Il continuait de figurer dans les textes juridiques, ce qui était perçu comme une offense par de nombreuses associations mémorielles. Sa disparition définitive du droit français met fin à une anomalie législative dénoncée depuis des années par les historiens et les militants antiracistes.

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Le vote unanime des 577 députés présents a été salué par une standing ovation dans l'hémicycle. Le président de l'Assemblée a déclaré : "Aujourd'hui, la France tourne une page douloureuse de son histoire et s'engage résolument vers une mémoire apaisée et réconciliée."

Réactions et perspectives

Les associations de défense des droits des descendants d'esclaves ont exprimé leur satisfaction, tout en rappelant que ce geste symbolique doit s'accompagner de mesures concrètes pour lutter contre les discriminations persistantes. Une commission spéciale devrait être mise en place pour étudier les suites de cette abrogation, notamment en matière d'éducation et de recherche historique.

Cette décision intervient dans un contexte de réflexion nationale sur la mémoire coloniale, après plusieurs années de débats sur les statues et les noms de rue liés à l'esclavage. L'abrogation du Code noir marque une étape supplémentaire dans le travail de mémoire entamé par la France depuis la loi Taubira de 2001 reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité.

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