Un exercice d'une intensité rare a eu lieu jeudi 28 mai au Cap d'Agde, réunissant les légionnaires de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère et les hommes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Paris. L'objectif : confronter leurs méthodes d'intervention face à une crise majeure.
Un scénario inspiré des attentats
Dans l'ancien Palais des congrès du Cap d'Agde, un scénario de prise d'otages couplé à une tuerie de masse a été mis en place. Pour le commandant Amaury, de la BRI, cet exercice rappelle les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. « Les militaires travaillent sur des opérations planifiées, alors que nous devons réagir rapidement à une crise chaotique », explique-t-il.
Deux univers complémentaires
Les légionnaires, habitués au combat en milieu ouvert, et les policiers, spécialistes des interventions rapides en milieu urbain, ont échangé leurs savoir-faire. Le lieutenant Thomas, de la 13e DBLE, souligne : « Les policiers sont rapides, nous sommes plus lents, mais nous leur apportons notre expérience du combat en milieu ouvert. » De leur côté, les hommes de la BRI ont partagé leurs techniques de gestion de crise sur le territoire national.
Une coopération renforcée
Cet exercice, le troisième du genre en plusieurs mois, a été facilité par la ville d'Agde et sa police municipale. Il illustre la volonté de rapprocher les forces armées et policières face à des menaces de plus en plus complexes. La présence régulière de la Légion étrangère dans la région, depuis son installation au camp du Larzac en 2016, permet des entraînements variés sur le littoral, les bunkers et en milieu urbain.
La convention signée en septembre 2025 pour une durée de dix ans officialise cette collaboration, déjà effective depuis 2024 avec des exercices sur les bunkers de la Tamarissière et au fort de Brescou. Ces entraînements visent à préparer les troupes au combat amphibie et à la mobilité en terrain complexe.



