Ancien vicaire de Mantes-la-Jolie jugé en novembre 2026 pour agressions sexuelles
Ancien vicaire jugé en 2026 pour agressions sexuelles

Un prêtre devant la justice pour des faits d'agressions sexuelles

L'ancien vicaire de Mantes-la-Jolie, Marc-Olivier de Vaugiraud, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) le 6 novembre 2026. Il est accusé d'agressions sexuelles sur une jeune fille de 16 ans. Placé sous contrôle judiciaire le 22 mai 2026, le prêtre conteste les faits.

Une affaire révélée en 2025

L'affaire avait été rendue publique le 17 mai 2025 par le diocèse de Versailles. Marc-Olivier de Vaugiraud, ordonné prêtre en 2009, avait été suspendu de ses fonctions et envoyé en mission dans le diocèse de Carcassonne. Placé en garde à vue le 21 mai 2026, il a été déféré le lendemain et placé sous contrôle judiciaire jusqu'à son procès.

Une autre victime se manifeste

Catherine (prénom modifié), 32 ans, accuse le prêtre de l'avoir agressée sexuellement entre 2012 et 2016, alors qu'elle était majeure. Les faits étant prescrits, elle ne pourra pas se constituer partie civile. Cependant, elle a déposé plainte en septembre 2025 pour soutenir l'autre victime, une adolescente de 16 ans. « Je me suis dit que ce serait un moyen de prouver qu'on devait la croire puisqu'elle n'était pas la seule », explique-t-elle.

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Un récit de vulnérabilité

Selon Catherine, elle a rencontré Marc-Olivier de Vaugiraud en 2012, alors qu'il était aumônier du lycée Notre-Dame à Mantes-la-Jolie. Confiée à l'Aide sociale à l'enfance à 16 ans, elle se décrit comme « isolée, vulnérable et en manque affectif ». Elle raconte avoir subi des agressions chez elle, sur des parkings et dans une chambre d'hôtel à Lourdes lors d'un pèlerinage.

La défense du prêtre

Dans un droit de réponse, Marc-Olivier de Vaugiraud conteste fermement les accusations. Son avocat, Me Philippe Pech de Laclause, précise que son client est renvoyé pour des faits concernant une seule plaignante, âgée de 16 ans au moment des faits. Il ajoute qu'aucune relation sexuelle n'a eu lieu et que la jeune femme a repris contact avec le prêtre plusieurs années après, pour une conversation amicale.

Le procès, très attendu, devra déterminer la responsabilité de l'ancien vicaire dans ces agressions présumées.

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