Le parquet de Bordeaux a annoncé l'ouverture d'une enquête pour violences sexuelles après le dépôt de sept plaintes concernant des faits présumés commis dans une école maternelle de la ville. Les plaintes visent un enseignant de 45 ans, qui aurait agi sur plusieurs élèves âgés de 3 à 5 ans.
Les faits présumés
Selon les premières informations, les faits se seraient déroulés entre septembre 2025 et juin 2026 dans une école du quartier de la Bastide. Les parents d'élèves ont alerté la direction de l'établissement après que leurs enfants ont rapporté des gestes inappropriés. L'enseignant, qui enseignait en grande section, a été suspendu à titre conservatoire dès l'ouverture de l'enquête.
Le procureur de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie, a précisé que les investigations sont menées par la brigade de protection des mineurs. "Les auditions des enfants et des parents sont en cours. Nous prenons cette affaire avec la plus grande gravité", a-t-il déclaré.
Réactions des parents
Un collectif de parents s'est constitué pour soutenir les familles des victimes présumées. "Nous sommes choqués et en colère. Nous voulons que justice soit faite et que des mesures soient prises pour protéger nos enfants", a confié une mère d'élève sous couvert d'anonymat. L'école a mis en place une cellule psychologique pour accompagner les élèves et le personnel.
L'inspection académique de la Gironde a également ouvert une enquête administrative. "Nous collaborons pleinement avec la justice. Des mesures de protection renforcées seront mises en place dans l'établissement", a indiqué le recteur d'académie.
Contexte et statistiques
Les violences sexuelles en milieu scolaire restent un sujet sensible. Selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale, 1 200 signalements pour violences sexuelles ont été recensés dans les écoles françaises en 2025, dont 15 % concernent des élèves de maternelle. Cette affaire relance le débat sur la prévention et la détection de tels actes.
L'enquête se poursuit pour déterminer l'ampleur des faits et identifier d'éventuelles autres victimes. L'enseignant mis en cause, qui n'a pas encore été placé en garde à vue, nie les accusations, selon une source proche du dossier.



