Le groupuscule d'extrême droite Aquila Popularis s'est mobilisé devant le Palais de Justice de Nice, réclamant « justice pour Louis ». Rendez-vous était donné ce dimanche 28 juin 2026 à 19 h 30, place du Palais-de-Justice à Nice, afin de « réclamer justice pour Louis et toutes les autres victimes de racisme anti-blanc ». Une opération coup de poing annoncée sur le compte X d'Aquila Popularis, groupuscule niçois d'ultra-droite dont le maire Éric Ciotti (UDR) a demandé la dissolution, faisant suite au lynchage de Louis, tabassé à mort à Narbonne lors d'un guet-apens vendredi 19 juin 2026. Une sordide histoire filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
Une centaine de militants rassemblés
Sur place, une petite centaine de militants étaient présents, principalement de jeunes hommes tout de noir vêtus. Certains arborant des pancartes « Justice pour Louis, État coupable ». Une militante a pris la parole au mégaphone, dénonçant une « justice défaillante », tout en faisant un lien avec l'affaire Lyhanna. « Que fait l'État pour protéger nos enfants des racailles et de la délinquance à majorité bien souvent immigré, teintée de haine de la France », a-t-elle ajouté. Les militants ont ensuite scandé des « Justice pour Louis », puis le « happening » a pris fin au bout d'une dizaine de minutes.
Réactions politiques et mise en examen
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, avait dénoncé samedi 27 juin dans Le Parisien une « exploitation de l'extrême droite » de cette affaire, alors que plusieurs rassemblements étaient organisés par des groupes d'ultra-droite ce week-end en France. « Malgré ce que certains affirment, il n'y a pas de caractère raciste avéré dans ce crime, selon le procureur de la République », a insisté le ministre de l'Intérieur. Néanmoins, il a dit « s'inquiéter de plus en plus de la montée de la violence chez les jeunes ». « Cette affaire ne pourra pas nous exonérer de nous interroger sur la prise en charge des enfants » dans des structures comme celle de l'Aide sociale à l'enfance, l'ASE, où était hébergé Louis, « et de cette violence totalement débridée d'une partie de la jeunesse », a poursuivi le ministre.
Cinq jeunes hommes, âgés de 16 à 20 ans, selon Laurent Nuñez, ont été mis en examen pour assassinat dans cette affaire, qui a provoqué de nombreuses réactions politiques. Dont celle du maire de Nice Éric Ciotti, qui a écrit sur X le 25 juin : « Louis. 17 ans. Une nouvelle victime de l'ensauvagement français. Chaque Français pleure avec sa famille. Pour Louis, pour Thomas, pour Enzo. Pour Elias, pour Philippine, pour tant d'autres… Nous continuerons de nous battre. »



