La police britannique ouvre une enquête sur des fuites présumées impliquant l'ex-prince Andrew
La police britannique a annoncé lundi 9 février qu'elle examine des informations selon lesquelles l'ex-prince Andrew aurait pu transmettre des données confidentielles au pédocriminel Jeffrey Epstein en 2010, alors qu'il occupait le poste d'envoyé spécial au commerce.
Des courriels diffusés par le ministère de la justice américain
Dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse, la police régionale de Windsor a confirmé avoir été saisie à la suite de ces allégations, qui émergent de courriels diffusés par le ministère de la justice américain dans le cadre des documents liés à l'affaire Epstein. Nous examinons les informations conformément à nos procédures habituelles, a précisé la police.
Le roi Charles III profondément inquiet
Le roi Charles III est profondément inquiet des accusations visant son frère Andrew, selon un communiqué du palais de Buckingham publié lundi. C'est à Andrew Mountbatten-Windsor de répondre aux allégations spécifiques, mais si nous sommes approchés par la police de la Thames Valley, nous sommes prêts à la soutenir, ajoute le texte.
En octobre, le roi avait pris la mesure historique de déchoir son frère cadet de tous ses titres royaux et de l'obliger à quitter sa résidence du domaine royal de Windsor. Cette décision intervient alors que Charles III a de nouveau été brièvement interpellé sur ce scandale lors d'un déplacement lundi dans le Lancashire.
Des documents qui alimentent les soupçons
Les documents impliquant Andrew, qui émergent progressivement, n'ont fait que renforcer les soupçons sur son implication dans le vaste réseau de trafic sexuel dont bénéficiait Jeffrey Epstein. Cette affaire continue de peser sur la famille royale britannique, avec des répercussions politiques et sociales significatives.