Le 29 mars dernier, jour de ses 17 ans, une adolescente a quitté le domicile familial à Nice-Est, emportant seulement son téléphone. Sa mère, Tamara, âgée de 41 ans, est rongée par l'inquiétude depuis quarante jours. « Je ne dors pas, je ne suis pas bien », confie-t-elle, serrant son dépôt de plainte. Sa fille Eli est partie sans sac ni papiers, juste avec son téléphone, après avoir dit : « Je suis pas bien, je sors. » Depuis, plus de nouvelles.
Des messages et selfies intrigants
Durant la première semaine, Tamara n'a reçu que des photos sans texte. « Elle a bloqué nos numéros. Elle ne communique que par Messenger. » Sur les selfies, Eli pose avec des personnes au visage flouté, en milieu fermé. Parfois, des messages courts : « Je suis bien, je n'ai pas envie de rentrer » ou « Lâche-moi », rédigés en français, alors que mère et fille parlent géorgien. Tamara soupçonne qu'ils ne sont pas d'Eli.
Signalements et enquête
Le 5 avril, Tamara signale une fugue de mineur. Le 23 avril, elle porte plainte pour disparition inquiétante. Le lendemain, elle saisit le procureur de la République de Nice et le Département des Alpes-Maritimes. Selon nos informations, une enquête de police est en cours. Le téléphone d'Eli a borné dans le quartier de l'Ariane puis à Villefranche-sur-Mer. Ses proches ont fouillé la zone sans succès.
Un appel à témoins
Tamara décrit sa fille : 1,70 m, brune, piercing au nez, bague à la main gauche. « Si quelqu'un l'a vue, qu'il contacte la police », implore-t-elle. Elle espère que son témoignage fera avancer les choses et pourra bientôt serrer sa fille dans ses bras. En attendant, elle s'accroche pour ses deux autres enfants et son travail. « Ce n'est pas normal », conclut-elle.



