Pour le plaisir : Alexandra Lamy éclaire sur l'orgasme féminin avec humour
Pour le plaisir : Alexandra Lamy et l'orgasme féminin

Un mois après le très attachant Compostelle, Alexandra Lamy est de retour au cinéma avec Pour le plaisir, une comédie populaire et pédagogique signée Reem Kherici. Le film aborde ouvertement le plaisir féminin, un sujet encore tabou, avec légèreté et bienveillance.

Un constat alarmant

Saviez-vous que 30 % des femmes n'auraient jamais connu l'orgasme ? C'est de ce constat que part la réalisatrice Reem Kherici pour écrire Pour le plaisir. Inspirée par l'histoire du Womanizer, le vibromasseur le plus vendu au monde, elle signe une comédie qui, malgré ses défauts, emporte l'adhésion par la justesse de son intention : parler sans culpabilité ni rancœur, mais avec joie et décontraction, du plaisir féminin.

L'histoire de Fanny

Fanny (Alexandra Lamy), mariée depuis vingt ans à Tom (François Cluzet) et mère heureuse d'Elsa (Mitty Hazanavicius), prend conscience qu'elle appartient à ce tiers des femmes anorgasmiques. Déterminée, elle décide de prendre la question à bras-le-corps. D'abord seule, puis avec l'aide de son entourage et de divers gadgets, elle implique Tom, son mari au chômage mais inventeur-bricoleur impénitent. Ensemble, ils élaborent l'instrument de son plaisir intime et de leur satisfaction commune. Sa construction n'est pas une partie de plaisir, mais pour les spectateurs, c'est une source de rigolade.

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Un film inspiré d'une histoire vraie

Pour le plaisir s'inspire de l'histoire vraie du couple allemand inventeur du stimulateur clitoridien. Le film aurait pu être un biopic, mais Reem Kherici a choisi la comédie pour faire œuvre de pédagogie. Elle incarne d'ailleurs la sexologue qui accompagne Fanny, affirmant ainsi sa volonté d'éduquer avec patience et bienveillance.

Un casting et un décor séduisants

La comédie adopte les codes du cinéma majoritaire : un casting populaire avec Lamy et Cluzet, qui forment un couple simple, ouvert et plein d'autodérision, des seconds rôles savoureux, un décorum séduisant (une maison de rêve dans un village des Alpilles), une photographie lumineuse et colorée, et un canevas narratif classique à la mécanique comique bien huilée. Du déjà-vu, mais pour évoquer ce qui ne l'est pas encore assez massivement.

Un message important

Certains trouveront la démonstration forcée et les effets appuyés, mais vu le travail à accomplir, il n'est pas bête d'insister un peu. Le film rappelle qu'il n'est pas de plaisir plus grand que celui partagé. Avec Pour le plaisir, Alexandra Lamy et François Cluzet nous offrent une comédie sympathique qui ouvre le dialogue sur un sujet essentiel.

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