Ce mercredi 1er juillet 2026, un incendie de broussailles a menacé des villas et une pinède sur la moyenne corniche de Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes. Le feu a été écrasé en une heure par un dispositif massif : 72 sapeurs-pompiers venus de tout le département, 13 engins à pompe et un hélicoptère bombardier d’eau, qui a effectué six rotations.
Un feu signalé peu avant midi entre la moyenne corniche et la montée de La Tour
Le sinistre a été signalé peu avant midi, entre la moyenne corniche des Pugets et la montée de La Tour. La zone, bordée par des habitations d’un côté et le bois de Montaleigne de l’autre, a été immédiatement bouclée par la police municipale, la police nationale et les services techniques de la Ville. Un pompier sur place a décrit la situation : « D’un côté on a des habitations, de l’autre, le bois de Montaleigne. Le secteur est très sensible. »
Sept personnes ont été évacuées par précaution. Un autre pompier, haletant, a ajouté : « Il ne faut pas que ça atteigne les maisons. » Le risque était que les flammes traversent la route et atteignent le massif forestier, asséché par des semaines de canicule précoce. Malgré ces conditions de poudrière, l’embrasement tant redouté n’a pas eu lieu.
Une intervention rapide et massive pour éviter la catastrophe
En seulement une heure, après avoir parcouru un hectare, le brasier a été fixé puis noyé toute l’après-midi durant. Aucun dégât matériel ni blessé n’est à déplorer. Un habitant a souligné l’importance de l’entretien des terrains : « Heureusement qu’on avait entretenu les terrains autour. La période de débroussaillage s’est terminée le 30 juin. Les pompiers n’ont laissé aucune chance au feu. »
Le chef de la compagnie de Cagnes-sur-Mer, Sébastien Jahant, a expliqué la stratégie : « À peine l’incendie se déclare, on lui envoie toutes nos forces, on le matraque. Oui, on matraque le feu. On ne lésine pas sur les moyens. Plus on intervient vite et massivement, plus on a de chances de limiter la casse. » Il a ajouté : « En période de sécheresse, quelques minutes peuvent suffire pour qu’un simple départ de feu se transforme en incendie de grande ampleur. Notamment en terrain pentu, en phase ascendante. » En montée, les flammes atteignent plus facilement la végétation située en amont, surtout quand le vent souffle dans le même sens.
Un été sous haute surveillance dans les Alpes-Maritimes
« Dans ces conditions, au plus proche d’habitations, le moindre signalement est traité en urgence absolue », a conclu l’officier. Ce mercredi 1er juillet 2026, c’est le deuxième sinistre de cette ampleur qui se déclenche en zone habitée dans les Alpes-Maritimes, après celui des collines de Bellet, le vendredi 19 juin 2026. Les pompiers restent en alerte pour la saison estivale.



