Environ « 8.000 personnes au maximum » seraient encore présentes ce lundi matin sur le site de la free party près de Bourges. Les participants, qui ont investi un terrain militaire depuis vendredi, ont commencé à quitter progressivement les lieux, a indiqué la préfecture du Cher. Entre 17.000 et 40.000 personnes ont pris part à cet événement non autorisé, organisé dans la ville natale du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Nettoyage et reprise de la musique
Si certaines scènes ont été démontées, la musique résonnait encore ce lundi matin. Un nettoyage du site a été entrepris par les participants. Après une « pause », « la musique a été réactivée à 6h ce matin », a expliqué à l’AFP la maire de Cornusse, Edith Raquin.
Verbalisations et contrôles
Les teknivaliers ont été « verbalisés à double titre ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a rencontré agriculteurs, riverains et élus locaux pendant le week-end, avait annoncé que tous ceux qui sortiraient du teknival seraient verbalisés pour intrusion sur un terrain militaire et participation à un rassemblement illégal. Un participant, ingénieur habitué des free parties, a déploré : « On a quitté la fête à 6h, on espérait trouver une issue libre, mais non. Il n’y avait aucune sortie possible sans prendre d’amende. Ils nous l’ont même mise deux fois. On attend de les recevoir et on va les contester. »
Bilan des interventions
Au total, « 19.636 contrôles ont été opérés à la date du lundi 4 mai, au matin », a précisé la préfecture. Cela inclut 8.776 véhicules contrôlés, 3.578 procès-verbaux, neuf interpellations et cinq gardes à vue. 87 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue. Deux obus ont été découverts à proximité du rassemblement pendant le week-end.
Prochaines mobilisations
Des rassemblements sont d’ores et déjà prévus les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes, dont Paris, pour dénoncer une proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale mais pas encore examinée au Sénat, qui vise à durcir les sanctions contre les organisateurs de free parties et leurs participants, transformant la simple contravention en délit.



