L'ancien international français de rugby, double champion d'Europe avec le RC Toulon, souffre de vertiges depuis 2017. « Je suis aujourd'hui reconnu en situation de handicap », a-t-il déclaré sur Instagram, évoquant un handicap invisible. « De ceux qui ne se lisent pas sur un visage, mais qui impactent chaque journée. On parle souvent de ce qu'on voit. Mais beaucoup moins de ce qui se vit en silence », a-t-il regretté.
Une reconnaissance officielle
La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a répondu favorablement à sa demande, comme il l'a confié à Actu Rugby. Maxime Mermoz (35 sélections) a connu plusieurs problèmes de santé dès la fin de sa carrière.
Les premiers symptômes
En 2015, alors joueur du XV de France, il a subi des acouphènes lors d'un stage d'été dans les Alpes avec Toulon. « Un jour, j'étais en scooter et d'un coup, j'ai eu des vertiges. J'ai réussi à m'arrêter mais des supporters m'ont trouvé par terre en plein malaise devant la Poste à Carqueiranne. C'était la première fois que ça m'arrivait », a-t-il raconté.
L'aggravation
Deux ans plus tard, après sa retraite internationale, il rejoint les Newcastle Falcons (aujourd'hui Red Bulls) et voit ses symptômes revenir avant un match contre les Saracens. « Les acouphènes reviennent alors que je n'en avais pas eu depuis plusieurs mois. Ensuite, durant un entraînement, je sens qu'une crise de vertiges revient. Sauf que celle-là ne s'arrête pas. À partir de ce moment-là, j'ai commencé à vivre dans un état vertigineux permanent », a-t-il expliqué.
« À un moment, chaque seconde était une souffrance. Ce n'était plus que de la survie. Je ne vivais plus. Je ne pouvais pas me lever du lit à certains moments. Il m'arrivait de tomber d'un coup en plein entraînement, je n'arrivais plus à faire de la musculation. Tous mes réflexes et mon système nerveux étaient affectés. Je ne pouvais même pas regarder une personne dans les yeux car ils ne tenaient pas, je tombais », a-t-il ajouté.
Le rugby en cause
Passé par le Stade Toulousain où il a terminé sa carrière en 2020, Mermoz attribue principalement ses problèmes au rugby : « Le but, ce n'est pas de taper sur le rugby. Les meilleurs souvenirs de ma vie sont liés à ce sport, je ne connais quasiment rien d'autre qui fasse vivre des émotions comme ça. Mais c'est un sport où on prend des chocs à pleine vitesse ». Diagnostiqué en 2022 d'une rupture hémato-labyrinthique, il note des améliorations récentes : « Il y a une prise de conscience autour des commotions cérébrales aujourd'hui, c'est bien. À mon époque, c'était « marche ou crève ». Si tu te plaignais de quoi que ce soit, tu passais pour un faible ».



