Le parquet de Paris a confié à la gendarmerie des investigations sur la résurgence de la plateforme sous le nom de Cocoland, pourtant fermée en 2024 pour son implication dans de nombreuses affaires criminelles. Une enquête a été ouverte sur la réapparition du site internet Coco, sous le nom de Cocoland, et confiée à l’unité cyber de la gendarmerie, a indiqué mardi le parquet de Paris.
Une alerte de la haute-commissaire à l'Enfance
Mi-avril, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah el Haïry avait alerté sur la résurgence du site internet, fermé par la justice en 2024, accusé d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles et de guet-apens homophobes, notamment dans l’affaire Pelicot. Le quotidien « Ouest France » avait révélé la réouverture du site, avec une nouvelle adresse URL et sous le nom de Cocoland. Jusqu’à cette réapparition, les investigations sur la plateforme Coco étaient « bien avancées », d’après une source proche du dossier.
Ouverture d'une enquête
« Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la réouverture du site internet, confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale », a dévoilé mardi le ministère public. Cette nouvelle enquête vise à déterminer les circonstances de cette réapparition et à identifier les responsables.
Le fondateur du site condamné
Immatriculé à l’étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, le site internet Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via internet et association de malfaiteurs. Isaac Steidl conteste les accusations.
Réactions
« Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait », avait réagi Sarah el Haïry, sur la radio RMC, le 18 avril. Cette résurgence suscite l'indignation des associations de protection de l'enfance et des victimes, qui réclament des mesures plus fermes pour empêcher le retour de telles plateformes.
L'enquête en cours devra déterminer comment le site a pu rouvrir malgré la fermeture judiciaire et si des complicités ont permis cette réapparition. Les autorités espèrent que cette nouvelle procédure permettra de mettre définitivement hors d'état de nuire les responsables de cette plateforme.



