Des violences intrafamiliales ont conduit à un déploiement massif de militaires à Saint-Vivien-de-Médoc, en Gironde. Le prévenu, un homme de 45 ans, a été jugé en comparution immédiate lundi 4 mai devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.
Un appel au secours d'un voisin
La procureure a résumé la situation en ces termes : « un foyer dysfonctionnel ». Les faits remontent au 28 avril. Dans la soirée, un voisin compose le 18 après avoir entendu une jeune femme se faire violenter. À l'arrivée des gendarmes, la potentielle victime assure que tout va bien. Mais quelques minutes plus tard, un nouvel appel est émis : le voisin confirme avoir recueilli la jeune femme chez lui. Les militaires se rendent une nouvelle fois sur les lieux. Un homme leur répond depuis l'interphone : « Je vous vois ! Le premier qui entre prend un coup de 12. »
Un père violent envers sa fille enceinte
Il s'avère que l'habitante est la fille de l'homme menaçant. Placée à plusieurs reprises durant son enfance en raison de la violence paternelle, elle est désormais majeure et attend son deuxième enfant. Ce soir-là, un sujet de dispute dégénère. Le mis en cause, fortement alcoolisé, s'en prend à sa propre fille enceinte de six mois. Sa colère est décuplée par l'arrivée des secours. La jeune femme est griffée à la joue, rouée de coups de pied et plaquée au sol. « Papa arrête, s'il te plaît, tu vas me tuer », aurait entendu le voisin. S'ajoutent à cela des menaces proférées à l'encontre des forces de l'ordre.
Un déploiement de trente gendarmes
Face à la situation, trente gendarmes sont déployés pendant que l'homme se retranche à son domicile avec un fusil de calibre 12. Il faudra attendre sept heures du matin pour que le siège prenne fin. Lors de l'audience, la défense, assurée par Me Manon Duval, plaide : « C'est plus un père inquiet, désespéré et désemparé que violent. On dépeint un schéma empreint de violence mais la fille revient au domicile de ses parents avec son fils d'un an et demi. Quelle mère reviendrait avec son enfant s'il y avait autant de violences ? » Le charpentier de métier écope finalement d'une peine d'un an de prison avec sursis.



