25 ans de réclusion pour le meurtre de Corinne Di Dio en 1995
25 ans de prison pour meurtre de Corinne Di Dio

La cour d'assises des Yvelines a rendu son verdict ce vendredi, trente et un ans après les faits. Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, a été reconnue coupable du meurtre de Corinne Di Dio et condamnée à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Son coaccusé et ex-beau-frère, Antonio Marquez Gomez, poursuivi pour les mêmes faits, a quant à lui été acquitté.

Un verdict accueilli avec un sourire

Le parquet général avait requis trente ans de prison contre les deux accusés. Après près de trois semaines d'audience, la présidente de la cour a évoqué « un faisceau d'éléments établissant sans doute possible » que Marie-Thérèse Garcia avait donné la mort à Corinne Di Dio. Dans son box, l'accusée, vêtue d'un T-shirt rayé, a souri puis applaudi à l'annonce du verdict.

Le corps démembré retrouvé dans une malle

L'affaire débute le 19 juin 1995. Corinne Di Dio disparaît à la sortie de son travail à Guyancourt, dans les Yvelines. Neuf jours plus tard, son corps est repêché près de La Roquette, dans l'Eure. Son identification ne sera possible qu'en 1997 grâce à des analyses ADN. Les enquêteurs découvrent alors une scène particulièrement violente : le corps de la victime est retrouvé décapité, les mains et les pieds sectionnés, et porte quatorze coups de couteau. Très vite, les soupçons se tournent vers Marie-Thérèse Garcia, à qui Corinne Di Dio avait confié la garde de son fils dans sa maison de Saint-Hilarion.

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Une enquête relancée après des années d'impasse

L'instruction a mis en évidence un possible conflit entre Antonio Marquez Gomez et Corinne Di Dio au sujet de la garde de leur enfant, âgé de 10 ans à l'époque. Marie-Thérèse Garcia vivait alors avec l'un des frères d'Antonio Marquez Gomez. La famille évoluait dans le milieu du grand banditisme. Malgré ces pistes, la justice prononce deux non-lieux, en 2000 puis en 2008, faute de preuves suffisantes. L'affaire semble alors définitivement enterrée.

Elle rebondit pourtant en 2012. Les enquêteurs exploitent des écoutes téléphoniques d'une petite-fille de Marie-Thérèse Garcia. Celle-ci affirme avoir vu dans son enfance « une bonne femme se faire couper en morceaux ». Cette déclaration conduit à la réouverture de l'enquête. Toujours restée sur sa ligne de défense, Marie-Thérèse Garcia a constamment nié toute implication dans le meurtre. Elle avait été mise en examen puis placée en détention provisoire en mai 2023. Ses avocats ont annoncé, dès le prononcé du verdict, leur intention de faire appel de cette condamnation.

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