Les collégiens de l'établissement Geneviève De Gaulle-Anthonioz à Carcès ont participé ce mercredi matin à une séance d'EPS un peu particulière. De la course sur la piste d'athlétisme, oui, mais pour la bonne cause. Comme chaque année, l'association Action contre la faim propose aux structures accueillant un public jeune de participer à la Course contre la faim. Le principe est simple : les jeunes coureurs tournent autour d'un stade, et récoltent de l'argent à chaque tour accompli. Mais avant, il faut trouver des sponsors qui acceptent de se prêter au jeu. Bien souvent, c'est chez les proches que sont trouvés les généreux mécènes, et les papas et mamans des collégiens sont mis à contribution à hauteur de quelques centimes à quelques euros par tour. Ensuite, le jour J, il faut s'élancer, et boucler autant de tours de stade que possible en 20 minutes. En binôme, un qui transpire, l'autre qui pointe, les élèves font monter les enchères, et baisser le porte-monnaie des donateurs.
Une mobilisation de six classes
À Carcès, ce sont six classes qui se sont élancées sur le plateau sportif : les cinq classes de 5e et une de 6e. « Celle dont je suis professeur principal », précise Julien Rebouissou, enseignant de mathématiques à l'initiative de la participation du collège à l'opération caritative. « Nous avons inscrit ce projet dans le cadre d'un programme de géographie, intitulé “Nourrir les hommes”, pour lequel nous avons pu obtenir la visite d'un membre d'Action contre la faim. » L'intervention, qui s'est déroulée début avril, a permis de sensibiliser les jeunes étudiants à la problématique de la malnutrition, notamment en République centrafricaine, pays mis en lumière cette année par l'association. À la fin de l'intervention, un livret solidaire a été remis à chaque élève, comportant les modalités de dons. Ne restait plus qu'à trouver des mécènes.
Des élèves investis
« Ma tante connaît du monde, donc j'ai des donateurs de Belgique, du Canada… Mais je ne les connais pas », rigole Titouan. Dounia, pour sa part, a rapporté 36 euros : « Deux euros par tour, j'ai couru 18 tours », souffle-t-elle. Au final, ce sont près de 2 000 euros qui seront récoltés durant cette matinée, avec certains coureurs à plus de 100 euros gagnés. En bref, une belle opération humanitaire. « Notre travail, c'est aussi de former les citoyens de demain, encourager les vocations, l'esprit solidaire, inculquer des valeurs… », rappelle Julien Rebouissou.
Une marraine de choix
Il a été aidé en cela par Fabé Dia, athlète de haut niveau, qui, de par sa participation à deux Jeux olympiques, donne de la visibilité à ce type d'opération. « On a tellement dans l'assiette qu'on ne se rend pas compte des problèmes de malnutrition dans le monde. Ce type d'opération, qui fait bouger des adolescents qui ont tendance à se sédentariser, est une très bonne chose, pour une très belle cause. » L'association Courir à Carcès a également participé à la mise en place de l'opération, qui s'est déroulée sur le plateau sportif du collège. Une récompense a été remise à la classe ayant parcouru le plus de tours, soit 262 tours.



