Colombie : la gauche en tête des sondages présidentiels, la droite inquiète
Colombie : la gauche en tête, la droite inquiète

La gauche colombienne prend l'avantage dans la course présidentielle

La scène politique colombienne est en pleine effervescence à l'approche des élections présidentielles de 2026. Ivan Cepeda, candidat du parti de gauche Pacto Historico, apparaît désormais comme le favori des sondages, créant un vent de panique dans les rangs de la droite qui, il y a seulement six mois, pensait pouvoir revenir au pouvoir sans difficulté.

Un premier tour très ouvert

Selon toutes les enquêtes d'opinion récentes, Ivan Cepeda arriverait en tête du premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 31 mai 2026, avec environ un tiers des intentions de vote. Sa présence au second tour, qui devrait se tenir le 21 juin en cas de nécessité, semble de plus en plus probable, et sa victoire finale n'est plus exclue par les analystes.

Le candidat de gauche a récemment tenu un meeting électoral sur la place Lourdes à Bogota, le 3 février 2026, rassemblant des milliers de sympathisants. Cet événement a marqué un tournant dans la campagne, démontrant la capacité de mobilisation de son mouvement.

Les législatives comme test décisif

Avant la présidentielle, le scrutin législatif du 8 mars servira de test crucial pour mesurer les forces en présence. Ce jour-là, trois primaires interpartis se tiendront également, permettant aux différentes coalitions de désigner officiellement leur candidat à la présidentielle.

La fragmentation extrême du paysage politique colombien complique considérablement les prévisions. Ricardo Garcia, analyste politique reconnu, souligne : « La très grande fragmentation des formations politiques complique les prévisions et la lecture des enjeux électoraux. »

Un parlement ingouvernable ?

Pour les élections législatives, plus de 3 000 candidats se disputeront les suffrages des 41 millions d'électeurs colombiens. Ils sont répartis en 26 listes pour le Sénat et 498 listes pour la Chambre des députés, créant une situation d'extrême dispersion.

Ricardo Garcia ajoute : « Une seule certitude : aucun parti ni aucune coalition définie d'avance n'est en mesure d'obtenir la majorité. » Cette fragmentation pourrait conduire à un parlement ingouvernable, quel que soit le résultat de la présidentielle.

L'incertitude règne parmi les électeurs

Alors que la présidentielle accapare l'attention des médias et des conversations quotidiennes, environ un tiers des électeurs se déclare encore indécis. Les sondages, parfois contradictoires, ne dessinent que des tendances générales, sans offrir de certitudes sur l'issue finale du scrutin.

La campagne électorale s'annonce donc particulièrement intense et imprévisible, avec des enjeux majeurs pour l'avenir politique de la Colombie. Les prochains mois seront déterminants pour voir si la gauche pourra confirmer son avance dans les sondages ou si la droite parviendra à inverser la tendance.