Isospace : 9 000 factures mensuelles et prête pour la révolution électronique
Isospace prête pour la facturation électronique

Depuis deux ans, Isospace, une PME spécialisée dans l'aménagement de bureaux, de commerces et d'hôtels, basée à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), se prépare activement à la révolution de la facturation électronique. Avec 9 000 factures émises chaque mois, l'enjeu est considérable. Philippe Savajols, PDG d'Isospace, explique comment son entreprise a abordé ce changement réglementaire.

Une anticipation stratégique

Philippe Savajols a pris le sujet de la facturation électronique à bras-le-corps il y a deux ans. « Ne pas subir mais accompagner les changements fait partie de mon style de management. J’ai rapidement compris que l’on pouvait faire de cette question une opportunité », confie-t-il. Isospace, qui compte 85 salariés et réalise 25 millions d'euros de chiffre d'affaires, devra, à partir du 1er septembre 2026, être capable de recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs. L'émission ne sera obligatoire pour elle qu'un an plus tard.

Les risques identifiés

Le principal risque pour Isospace est de ne pas disposer des bons identifiants clients, notamment les numéros de SIREN ou SIRET. « Si nos factures sont rejetées par les plates-formes agréées, elles ne seront pas payées », souligne le PDG. Pour éviter cela, l'entreprise a entrepris une mise à jour complète de sa base de données clients sur les 18 derniers mois.

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Un investissement de 100 000 euros

Pour lancer ce chantier, Philippe Savajols a analysé les risques, audité son système comptable et opté pour un nouvel ERP capable de gérer la facturation électronique. « Nous avons profité de cette transition pour basculer vers un outil de CRM intégré, pour un investissement de 100 000 euros sur le logiciel, sans compter le temps passé à mettre à jour les données clients », détaille-t-il.

La mise à jour des données clients

Philippe Savajols a décidé de remonter sur les 18 derniers mois pour contacter les clients et leur demander les bons numéros de SIRET ou SIREN. « Certains découvraient la facturation électronique lors de nos appels et n'avaient pas les informations sous la main », témoigne-t-il. Ces heures de mise à jour ont été fastidieuses mais nécessaires.

Un impact sur les chargés d'affaires

Pour les commerciaux, le passage à la facturation électronique change les habitudes. « Dès l'établissement des devis, ils doivent être plus précis sur les données administratives des prospects. J'ai dû expliquer les risques : si les factures n'arrivent pas à bon port, elles ne seront pas payées, ce qui impacterait la trésorerie et le paiement des salaires », explique le dirigeant. Le message est bien passé.

Avantages pour la comptabilité

Les trois salariés de la comptabilité ne verront pas leur productivité directement impactée, car Isospace avait déjà développé une IA capable de rapprocher une facture d'un bon de commande. « Le principal avantage sera l'horodatage : nous aurons la date et l'heure de réception de la facture par les clients. Ils ne pourront plus dire qu'ils ne l'ont pas reçue, ce qui renforcera nos relances », conclut Philippe Savajols, confiant pour septembre 2026 et surtout 2027, quand l'émission de factures électroniques deviendra obligatoire pour son entreprise.

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